Études de médecine : la première année va changer à partir de 2027

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Le gouvernement prépare une nouvelle réforme des études de santé. Elle concerne directement la première année et devrait entrer en vigueur à la rentrée 2027. Le système actuel, fondé sur les parcours PASS et LAS, devrait disparaître pour laisser place à une voie d’accès unique.

Cette refonte a été présentée en avril 2026 par le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, et la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. Elle intervient après plusieurs années de critiques autour de la réforme de 2020, jugée trop complexe et difficile à comprendre pour les étudiants.

Le système PASS et LAS va disparaître

Depuis 2020, deux parcours permettent d’accéder aux études de santé. Le premier, le PASS, est centré sur les enseignements médicaux et proposé dans les facultés de médecine. Le second, la LAS, est une licence universitaire classique, suivie dans une autre discipline comme le droit, l’économie ou l’histoire, à laquelle s’ajoute une option santé.

Ce système devait permettre aux étudiants de se réorienter plus facilement en cas d’échec. Dans les faits, il a souvent été jugé difficile à comprendre. Les parcours variaient beaucoup selon les universités et les chances de réussite n’étaient pas les mêmes entre PASS et LAS.

Plusieurs rapports officiels ont aussi pointé des dysfonctionnements dans l’organisation des formations et des écarts importants entre les établissements.

Une première année commune aux études de santé

La réforme prévoit désormais une voie d’accès unique aux études de santé. Sur Parcoursup, les lycéens choisiront un vœu correspondant à cette nouvelle première année, accompagné d’un sous-vœu disciplinaire lié à une licence universitaire.

La formation devrait reposer sur trois grands ensembles d’enseignements. Les étudiants suivront d’abord des cours de santé communs aux différentes filières médicales. Ils auront aussi des enseignements disciplinaires issus d’une licence universitaire. Des cours transversaux viendront compléter la formation, notamment autour des langues ou de l’orientation.

La part consacrée aux matières médicales sera plus importante que dans certaines LAS actuelles. Les enseignements liés à la santé devraient représenter environ la moitié du programme.

Une sélection toujours présente pour accéder aux études médicales

Même si la première année change de forme, l’accès aux études de santé restera sélectif. Les étudiants devront valider leur année universitaire et seuls les mieux classés pourront poursuivre dans les filières de santé. Celles-ci regroupent cinq disciplines souvent désignées par l’acronyme MMOPK :
médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie.

Le nombre de places restera déterminé par le numerus apertus, un dispositif qui permet d’adapter les capacités d’accueil selon les besoins du système de santé et les choix des universités.

Le redoublement de la première année fait son retour

La réforme prévoit également une évolution importante. Les étudiants pourront à nouveau redoubler la première année.

Cette possibilité avait disparu lors de la réforme précédente. Elle est réintroduite pour réduire la pression ressentie par les candidats. Un étudiant pourra tenter une première fois l’accès aux études de santé à la fin de sa première année, puis retenter sa chance après une deuxième année de licence.

Dans les faits, la grande majorité des places devrait néanmoins rester attribuée dès la première tentative.

Des universités prudentes face à la réforme

Si les organisations étudiantes accueillent plutôt favorablement la fin du système PASS-LAS, les universités se montrent plus réservées.

Mettre en place ce nouveau modèle suppose de revoir l’organisation des formations et de multiplier les travaux dirigés ou les travaux pratiques. Dans certaines universités, les cours se déroulent aujourd’hui devant plusieurs centaines d’étudiants en amphithéâtre. Le futur système pourrait nécessiter davantage de groupes plus restreints, ce qui demande plus de salles et plus d’enseignants.

Plusieurs responsables universitaires s’interrogent aussi sur les moyens financiers qui accompagneront cette transformation. Le calendrier inquiète également certains établissements, qui devront adapter leurs formations en peu de temps.

Une réforme qui concerne toute l’université

La refonte annoncée ne touche pas uniquement les facultés de médecine. Elle implique aussi les licences universitaires qui accueilleront une partie des enseignements disciplinaires.

Pour les lycéens intéressés par les études de santé, une chose se dessine déjà clairement. Le système PASS-LAS ne devrait plus exister d’ici deux ans. Les étudiants qui entreront à l’université en 2027 découvriront donc une première année entièrement repensée.

Quand la réforme de la première année de médecine entrera-t-elle en vigueur ?

La réforme devrait entrer en application à la rentrée universitaire 2027. Les lycéens qui s’inscriront sur Parcoursup pour l’année 2027-2028 devraient donc être les premiers concernés par ce nouveau système d’accès aux études de santé.

Les spécialités du lycée seront-elles importantes pour accéder aux études de santé ?

Les spécialités scientifiques restent fortement recommandées pour les études de santé. Les universités examinent notamment les résultats en sciences, en particulier en biologie, physique-chimie ou mathématiques, ainsi que la capacité de travail et le dossier scolaire global.

Cette réforme va-t-elle augmenter le nombre de places en médecine ?

La réforme ne modifie pas directement le nombre de places disponibles. Celui-ci dépend du numerus apertus, fixé localement par les universités et les autorités de santé en fonction des besoins du système de soins.

Peut-on se réorienter facilement après la première année d’accès aux études de santé ?

Oui. Le nouveau parcours prévoit des enseignements disciplinaires issus d’une licence universitaire. Cela doit permettre aux étudiants qui ne poursuivent pas en médecine ou dans une autre filière de santé de continuer leur parcours dans cette discipline.

Quelles études de santé sont concernées par cette réforme ?

La réforme concerne l’accès aux cinq grandes filières de santé regroupées sous l’acronyme MMOPK. Il s’agit de médecine, maïeutique (sage-femme), odontologie (chirurgie dentaire), pharmacie et kinésithérapie.

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