Mondialisation : définition et explications

À lire dans cet article :

La mondialisation, c’est quoi ? Dans cet article, nous faisons le point avec toi sur la notion de mondialisation et ses enjeux. Des points très important de ton programme de spécialité HGGSP en classe de terminale.

Commençons par une première définition très simple, donnée par Suzanne Berger. « Par mondialisation, j’entends une série de mutations dans l’économie internationale qui tendent à créer un seul marché mondial pour les biens, les capitaux et les services ». La mondialisation, c’est cet accroissement des richesses internationales, mais elle ne doit pas se réduire à cela. En effet, plusieurs mondialisations opèrent depuis les révolutions industrielles (1840). On note notamment une mondialisation commerciale, productive, financière et enfin culturelle.

Les trois promesses de la mondialisation

Une promesse envers les producteurs

L’ouverture internationale permet de profiter d’un grand marché conduisant à des économies d’échelle, de se spécialiser dans des activités pour lesquelles on bénéficie d’un avantage, tandis que l’accroissement de la concurrence favorise l’innovation et la baisse des coûts. On peut voir cette dimension dans la construction européenne, qui favorise la constitution d’un grand marché, la recherche des avantages comparatifs des pays et la création d’une DIPP européenne assurant des coûts de production plus faibles.

Une promesse envers les consommateurs

Cela se traduit par des prix plus faibles, l’accès à une plus grande variété de produits, la possibilité de consommer davantage, mais également de dégager du pouvoir d’achat pour consommer d’autres produits (effet de déversement). Enfin c’est aussi une stratégie de développement utilisés par les pays en voie de développement pour assurer leur croissance. Il s’agit de profiter des avantages liés à des faibles coûts de production (en particulier des coûts salariaux) comme source de la croissance. Les débouchés extérieurs permettent d’écouler la production, tandis que la croissance du marché intérieur est progressivement rendue possible par la progression des revenus.

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La mondialisation et l’OMC

L’OMC est une organisation inter-gouvernementale multi-latérale. Les accords de Marrakech mettent en place l’OMC en 1995. Contrairement à l’UE, les décisions prises à la fin ne sont pas d’application directe dans les États. Aussi c’est une organisation multi-latérale, car un État n’applique pas à un seul les clauses NPF, mais à tous les membres.

Cependant, l’OMC possède quelques exceptions :

  • OMC a accepté la limitation au libre-échange en 1996, ils ne sont par exemple plus obligés à la réciprocité de l’ouverture de leur marchés.
  • Les États sont autorisés à protéger le secteur culturel, le plus souvent par des quotas.
  • Aussi le secteur de l’agriculture peut être protégé par des ONT (obstacles non tarifaires) au nom de la multi-fonctionnalité de l’agriculture (nombreuses externalités positives).

On parle cependant d’altermondialisme dès 1999. Ce concept se forme lors d’un sommet de l’OMC à Seattle en 1999. Elle se fonde sur la dénonciation de l’échange par des activistes. On voit alors apparaître des critiques de la mondialisation économique avec des solutions proposées comme les circuits courts, mais aussi l’idée du commerce équitable. De même, l’idée de taxer les firmes les plus puissantes émerge. C’est une idée reprise par A.T.T.A.C qui prendrait les bénéfices de ces taxes pour aider le développement des PED.

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Le protectionnisme, une fausse bonne idée ?

La mondialisation a pour effet de détruire des emplois dans les activités qui ne sont pas assez compétitives aux PDEM, il semblerait donc qu’il faille rétablir le protectionnisme.

Par ailleurs, elle possède un double effet dépressif. Directement sur les salaires d’une part, pour conserver la compétitivité, les pays baissent les cotisations sociales sur les entreprises, mais cela ne suffit pas à commencer la déformation du partage des revenus. La concurrence a abouti à comprimer les revendications salariales et a fait croître les salaires faibles plus lentement que la productivité. Et indirectement par la concurrence fiscale, car elle réduit les prestations sociales par le dumping fiscal.
Face à cela, il semble intéressant d’adopter des politiques commerciales où les subventions à l’innovation apportés par un État à une firme permettent à celle-ci d’acquérir un avantage stratégique temporaire.

Attention toutefois, le protectionnisme a des désavantages économiques purs :

  • Il aboutit à une baisse de la variété des biens, aujourd’hui mesure du bien être des sociétés donc le protectionnisme aboutit à une baisse de bien-être. Il y a aussi une baisse du contenu technologique des biens que l’on a puisqu’il y a une baisse de l’investissement ex-ante dans la chaîne de valeur.
  • Le retour au protectionnisme serait source de régression à cause de trop forte implantation des économies et de nos systèmes productifs à l’étranger.

 

Comment réguler la mondialisation ?

Il semble important aujourd’hui de contrer les effets pervers de la mondialisation. En effet, aux vues des nouveaux enjeux climatiques et sociaux, la mondialisation se doit d’être régulée. Pour ce faire, cela passe par la construction d’une gouvernance mondiale. C’est avec les accords de Bretton Woods que celle-ci est mise en place. Aujourd’hui cette gouvernance est datée et il s’agit plutôt d’inciter au développement de règles sociales sans pour autant faire violence aux capacités des PED à s’insérer : beaucoup de PED ont pas moyens de se doter de protection sociale. Celle-ci pourrait se faire surtout dans le domaine environnemental, et inciterait des pays négligents à ne plus l’être : limitation pollution par point de PIB dépend beaucoup du niveau de développement technologique, un pays peut se doter de technologies non polluantes.
Astuce : Sur un sujet sur la mondialisation ou sur le commerce international, il est presque impératif d’évoquer le tournant environnemental et social que la mondialisation doit prendre. Le faire simplement en conclusion n’est pas suffisant.

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Quelques astuces pour ton prochain examen

Sur un sujet sur le protectionnisme, il faut être nuancé. Imaginons un sujet comme « le protectionnisme a-t-il de l’avenir dans une économie de plus en plus internationalisée ? ».
On pourrait alors imaginer un plan tel que :
1) L’internalisation de plus en plus forte limite tout avenir au protectionnisme
2) Mais face aux critiques adressées à la mondialisation, le protectionnisme retrouve
de la pertinence
3) En revanche, le protectionnisme doit être contrôlé dans l’optique d’une économie
mondialisée.

 

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