Témoignage d’Astrid, étudiante qui a participé au Programme d’Excellence de l’IÉSEG

Témoignage d'Astrid, étudiante qui a participé au Programme d'Excellence de l'IÉSEG

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Retrouvez le témoignage d’Astrid, étudiante en master à l’IÉSEG. Elle nous raconte son expérience sur le campus de UPenn à Philadelphie le temps d’un semestre. Rêvant de voyage et de découvertes, Astrid a tout particulièrement apprécié vivre cette opportunité grâce au Programme d’Excellence de l’école. Retour sur son semestre sur le territoire du rêve américain.

Le parcours d’Astrid, étudiante à l’IÉSEG

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Astrid, j’ai 21 ans et je suis en master 1 à l’IÉSEG sur le campus de Lille. J’ai participé au Programme d’Excellence de l’école il y a 2 ans. J’ai passé un semestre à UPenn, une université de l’Ivy League pour suivre des cours de la Wharton school. C’est une faculté de UPenn spécialisée en business.

Pourquoi as-tu choisi une école de commerce, et particulièrement l’IESEG ?

J’ai un profil assez polyvalent, je suis intéressée par plein de choses. Le commerce, c’est un domaine très varié avec des cours différents et c’est ce qui m’a plu. Je n’avais pas envie de faire une prépa, donc j’ai passé le concours Accès pour intégrer les écoles de commerce post-bac. Ce qui m’a donné envie d’intégrer l’IÉSEG, c’est que c’est la meilleure école post-bac, et surtout la dimension internationale qu’elle offrait. Au collège déjà, j’ai fait un échange en Espagne et j’avais vraiment aimé. Avec l’IÉSEG, j’étais sûre de pouvoir réitérer l’expérience. Il me semble que quand je l’ai intégrée, elle avait déjà plus de 300 écoles partenaires, c’était une vraie motivation.

Quelles sont tes ambitions professionnelles ?

Je suis encore en réflexion. En ce moment, je suis en alternance dans le retail, et c’est vrai que ça me plaît. Ce que je veux, c’est un poste avec un certain niveau de responsabilité. J’aime bien manager aussi, gérer une équipe, j’ai envie d’être challengée.

As-tu toujours eu envie de faire de longues études ?

Le plus important pour moi, c’était de trouver quelque chose qui me plaise, la longueur des études n’a jamais été un critère. Malgré tout, j’ai un profil plutôt typique d’élève sérieuse et studieuse, donc ça a aidé.

Son expérience aux États-Unis, via le Programme d’Excellence de l’IÉSEG

Comment as-tu intégré le programme d’excellence ? Peux-tu nous expliquer ce que c’est ?

Je ne connaissais pas ce programme avant d’intégrer l’IÉSEG, j’en ai entendu parler en première année par un étudiant qui y participait. Je n’aurais jamais cru pouvoir faire ça. Intégrer une université de l’Ivy League, c’est une opportunité incroyable. Ce programme permet aux bons étudiants de partir étudier dans les meilleures universités d’Angleterre et des États-Unis. La présélection de l’IÉSEG se fait d’abord sur nos notes et notre classement. J’ai dû fournir mes notes du bac et du lycée, puis j’ai eu un entretien avec le responsable du programme. Une fois accepté par notre école, on envoie notre dossier de candidature à l’école qu’on veut intégrer. Le dossier est très complet, il faut tout faire traduire, nos lettres de motivation, nos relevés de notes… heureusement on est bien accompagnés. Le système est très différent là-bas, il faut faire des demandes de Visa, s’occuper des assurances, de l’inscription… Sur place, on doit aussi payer les frais de scolarité. Une année à l’UPenn coûte 56 000 euros, et, pour un semestre, j’ai payé la moitié. La Fondation IÉSEG nous offre aussi des bourses pour partir et nous aider aux frais sur place, ainsi que la possibilité de faire un prêt à taux zéro.

Qu’est-ce qui t’a le plus marqué durant ton expérience ?

Le partenariat avec l’UPenn est tout récent, donc je suis la première à aller dans cette université. C’était la découverte, je n’ai eu personne pour me parler de son expérience sur place. C’était la première fois aussi que je venais aux États-Unis. Tout était très nouveau, et en version XXL. Sur mon campus, qui est pourtant considéré comme petit parce qu’il se situe en ville, il y avait des cartes pour ne pas se perdre. Bon, je me suis quand même perdue la première semaine. Ce que j’ai trouvé super intéressant aussi, c’est toutes ses traditions. Dans l’université, il y a un grand passage qui longe le campus, où se trouve une rosace gravée sur le sol. Selon la tradition, si tu marches dessus, tu loupes tes examens. Donc, on peut voir tous les étudiants longer ce passage, faire un petit détour au niveau de la rosace, puis reprendre leur chemin. Une autre tradition qui m’a vraiment surprise, c’est le jeté de pain de mie toasté durant la mi-temps lors des matchs de football. Personne ne m’avait prévenue, je ne comprenais pas ce qui se passait.

J’étais également sur place lors de l’élection de Trump, c’était très intéressant de voir tout ça de l’intérieur. Ce qui m’a le plus marqué, c’est qu’autour de moi, beaucoup étaient perdus. Philadelphie, est un état pivot, mais la population était plutôt pro Kamala Harris. Par contre, dès qu’on allait plus dans les terres, on voyait directement la différence. Les personnes étaient plutôt pro Donald Trump. On pouvait voir des affiches partout, les gens n’ont pas peur d’afficher leur soutien. Le jour de l’anniversaire de Kamala Harris, on retrouvait des cupcakes à son effigie partout. C’était une ambiance bizarre. Je ne posais pas trop de questions parce que je ne voulais pas mettre les gens mal à l’aise, malgré tout, c’était très présent et certains affichaient clairement leur couleur. Tout le monde était très investi, l’université elle-même était un bureau de vote et nos profs nous encourageaient même à aller voter. Là-bas, tout le monde sait qui vote et qui ne vote pas. Le jour officiel, tout le monde avait son petit badge « J’ai voté » accroché sur soi. L’élection a pris beaucoup de place, même avec mes colocs, on suivait tous les débats télévisés. Le lendemain, à l’université, tout le monde était impacté. Les étudiants avaient un visage d’enterrement, j’avais vraiment l’impression que quelqu’un était mort. Ils parlaient même « d’un jour très difficile ».

As-tu expérimenté de grands chocs culturels sur place ? Ou t’es-tu rapidement adaptée ?

Je suis partie toute seule, donc j’étais très stressée, mais d’un autre côté, ça m’a poussée à sortir de ma zone de confort. Les Américains ont été hyper accueillants, ils aiment particulièrement l’accent des Français, donc ça a aidé. Ils étaient vraiment impliqués. J’ai découvert leur vie, leurs traditions, j’ai même reçu des apple pies pour Thanksgiving. J’ai eu autant de contact avec les étudiants étrangers que les étudiants américains. Je me sens vraiment grandie après ce voyage. J’ai été confrontée à tellement de mentalités et de convictions différentes que je sens que j’ai une plus grande ouverture d’esprit.

C’est beaucoup de découvertes et de surprises, mais on s’habitue vite. Ce que j’ai remarqué et que les autres étudiants en échange comme moi ont remarqué aussi, c’est la proximité professeurs/ étudiants à l’université. Il n’y a pas cette barrière qu’on a en France. Ils ont même un événement qui s’appelle le Student/ faculty lunch. Ça nous donne l’occasion d’aller manger avec nos professeurs au restaurant et d’apprendre à se connaître en dehors de la salle de classe. Personnellement, j’ai beaucoup apprécié cette proximité qui m’a vraiment mise en confiance durant les cours. En classe, les élèves n’ont pas peur de s’exprimer, de réagir s’ils ne sont pas d’accord avec leurs professeurs. Tous ces échanges permettent le débat. Les profs aiment être challengés par leurs étudiants, ce qui rend les cours très interactifs, vivants et intéressants. J’ai vraiment adoré. Je pense qu’on pourrait instaurer un peu ça en France, pour dépasser notre peur de prendre la parole et renforcer notre confiance en nous. Au début, j’avais vraiment peur de participer, surtout de m’exprimer en anglais. Mais finalement, le fonctionnement des cours m’a permis de m’affirmer et de prendre confiance en moi. On développe vraiment notre esprit critique et on devient acteur de nos cours. Les professeurs sont attentifs et bienveillants, ils n’hésitent pas à intervenir s’ils ressentent qu’on est mal à l’aise, à faire de vrais comptes rendus personnalisés sur nos travaux, ce qui fait énormément progresser.

Les acquis d’Astrid après son échange aux États-Unis

Quelles qualités professionnelles et personnelles ça t’a permis de développer ?

Les qualités principales, ce serait l’adaptabilité, l’autonomie et l’ouverture d’esprit. Quand on part seul dans un nouveau pays, c’est difficile. Maintenant, je me sens à l’aise d’aller n’importe où. J’étais un peu timide, et là, j’ai dépassé ça. Pour finir, l’amélioration de la langue. Je me sens très à l’aise et j’adore parler anglais depuis que je suis rentrée.

Quel était ton niveau d’anglais en partant ? Est-ce que ça t’a posé problème durant ton échange ?

J’avais une bonne compréhension, mais il me manquait du vocabulaire, et de la confiance pour parler. Maintenant, je n’ai plus de problème à parler en anglais ni à me faire comprendre. Pour les cours, ça n’a pas été un souci parce qu’on a des cours en anglais ici, à l’IÉSEG, donc les termes techniques, je les avais.

Quel est ton meilleur souvenir ?

J’ai aimé la vie universitaire, les voyages accessibles depuis ma ville, la découverte de l’histoire américaine. Philadelphie a un vrai passif historique, c’est là où a été signée la déclaration d’indépendance. Je suis allée à New York, à Washington, j’ai assisté à des matchs de la NBA, à des comédies musicales à Broadway, c’était dingue. Tout est un bon souvenir, c’est trop compliqué de n’en choisir qu’un.

Quel conseil donnerais-tu à ceux qui aimeraient partir à l’étranger, mais qui n’osent pas ?

Quand on part à l’étranger, on a toujours besoin de ce petit temps d’adaptation, mais, si on ose, il ne va nous arriver que des choses bien après. Généralement, les gens sont hyper accueillants, hyper compréhensifs. Je n’ai ressenti aucun jugement. Ils ont vraiment envie de nous connaître. Certes, c’est difficile, au début, mais pour l’instant où que je sois allée, tout le monde a été tellement accueillant que ça compense tout le reste. Plus tard, je pense que j’aimerais beaucoup pouvoir travailler à l’étranger. C’est très enrichissant, et ça change du quotidien qu’on a en France. C’est presque nécessaire de vivre ces expériences.

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