Mon échange à Belo Horizonte

Mon échange à Belo Horizonte : le témoignage d’Octave

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L’idée de faire un échange à l’étranger te plaît ? Tu veux partir loin et tu es un(e) passionné(e) de la culture latine ? Pourquoi ne pas te tenter à la savoureuse aventure brésilienne ! Entre ses caïpirinhas et sa samba, le pays du football et de la capoeira n’a pas fini de te surprendre. Pourquoi ne pas être le prochain à tenter l’expérience ? 

Si tu veux en savoir plus sur la vie d’étudiant en échange au Brésil, lis le témoignage d’Octave, en échange à Belo Horizonte durant son Master 1 Programme Grande École à Skema Business School. Retrouves-y de bons conseils, des idées et bien plus encore 😉

Le témoignage d’Octave, étudiant en échange à Belo Horizonte au Brésil

Coucou Octave, comment vas-tu ? Peux-tu nous présenter brièvement ton parcours scolaire ?

Mon échange à Belo Horizonte
Octave, 22 ans à l’époque, pendant son échange à Belo Horizonte au Brésil, sur le campus de Skema Business School en M1 PGE

Tudo bem ! J’ai un parcours scolaire très classique. J’ai fait une licence d’économie-gestion après un bac S à l’université catholique de Lille. Puis, j’ai fait les admissions sur titre (AST 2) pour rejoindre Skema BS en PGE (Programme Grande École).

Peux-tu nous parler un peu plus de ton échange à Belo Horizonte au Brésil ? 

Évidemment ! J’y ai passé le deuxième semestre de 2021-2022 dans le cadre de mon M1 à Skema. De janvier à mai 2022. Skema a un campus à Belo Horizonte, c’était trop chouette. Ce campus fait partie des neuf implantations de Skema dans le monde. Je n’ai pas toutes les villes en tête, mais il y en a aussi deux en Chine, un au Canada, un aux États-Unis, un en Afrique du Sud, en plus des trois en France. 

Pourquoi avoir voulu faire un échange à l’étranger ?

L’échange est imposé lors du cursus PGE de Skema. C’est soit on part sur l’un des campus de l’école, soit au sein d’une université partenaire. Pour moi, même si c’était imposé, c’était une évidence de partir étudier à l’étranger durant ma scolarité à Skema. Ma double nationalité et l’envie constante d’en apprendre plus sur les autres cultures font que je suis très tourné vers l’international.

Pourquoi avoir choisi Belo Horizonte ? Quelles ont été tes motivations ?

Je me suis toujours intéressé à la culture brésilienne. En plus, j’ai une amie franco-brésilienne qui me parle souvent de ce beau pays. J’avais très envie d’y aller. Avec Skema qui a son campus là-bas, c’était l’occasion post-Covid de sortir de ma zone de confort et d’aller explorer un pays qui me donnait envie depuis longtemps. Sa culture, son ambiance réputée accueillante, sa beauté, sa langue ou sa nourriture, etc. Tout me donnait envie.

Autre chose qui m’a motivé aussi, le fait qu’il n’y ait pas de sélection à l’entrée, donc pas de quotas, etc. J’étais sûr d’être pris ! Au final, on est parti à Belo entre amis skemiens, ce qui a rendu l’expérience encore plus agréable. 

Quelles étaient tes craintes avant de t’y installer ?

J’avais des petites craintes, mais rien d’affolant. Pour moi, ma réelle crainte, c’étaient la criminalité.

As-tu rencontré des difficultés avec la langue ?

Oui, un peu au début. Mais dès que j’ai su que j’allais partir au Brésil, j’ai pris des cours de portugais six mois avant de partir. Ça m’a permis de m’améliorer rapidement et de briser la barrière de la langue au fur et à mesure. Les Brésiliens apprécient le fait qu’un gringo (un étranger de l’« Occident ») fasse l’effort de parler portugais, c’est donc valorisant et ça motive à en apprendre davantage.

À Belo Horizonte, et dans beaucoup d’États du Brésil, peu de Brésiliens parlent anglais. Il est donc essentiel d’avoir des bases de portugais ou à la limite des notions d’espagnol. Et encore, si tu parles espagnol, ils te comprennent moins que ce que tu peux penser, et vice versa.

As-tu rencontré des difficultés avec les enseignements ? Les rendus ?

Le semestre est intense. Vu qu’on est dans un campus Skema, on est logés à la même ancienne qu’en France. On a beaucoup de cours et de travaux de groupe, mais avec un peu d’organisation et d’investissement, rien d’insurmontable.

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Les différences entre la France et le Brésil

Quelles sont les différences marquantes entre étudier en France et étudier au Brésil ?

Bien que j’étais sur un campus de Skema, avec des cours conformes aux normes pédagogiques françaises, nos professeurs étaient brésiliens et la pédagogie au Brésil sont plus axée sur la participation active et le débat. Ils nous encouragent à nous impliquer davantage et à exprimer nos opinions. 

Les cours des professeurs brésiliens reflètent une vision du monde différente, influencée par des facteurs géographiques différents. Le Brésil est 16 fois plus grand que la France, et économiquement, c’est une puissance émergente. 

À tel point que nous avons même eu un cours sur le multiculturalisme brésilien. Ils m’ont permis de mieux comprendre comment la société brésilienne s’est construite après l’indépendance, en intégrant diverses cultures et influences.

Et de manière générale, quelles sont les différences marquantes entre la vie en France et la vie au Brésil ?

La vie au Brésil est super détendue et vraiment festive. Les gens sont hyper accueillants et soucieux. Ils veulent que ton expérience au Brésil se passe bien ! Ça change complètement de la France dans l’accueil et l’intégration. Aussi, le style vestimentaire est plus chill, quasiment tout le monde se promène en Havaianas. Il fait chaud presque tout le temps, donc ça influence beaucoup les activités et le style de vie. Au Brésil, on ressent une véritable chaleur humaine. Si je demande un renseignement à un Brésilien, il fera tout son possible pour m’aider, toujours accompagné d’un  « Tudo bem », « Beleza » ou « Valeu » ça veut dire, « Bonne route » et « Salut » !

Aussi, chose importante à savoir, les Brésiliens sont quasiment toujours en retard. Si quelqu’un t’invite à une fête ou à dîner, tu peux arriver 30 minutes en retard, voire une heure ou deux après le début. Ça ne pose pas de problèmes. Personnellement, ça ne m’a pas dérangé parce que je suis pareil, donc ça matchait bien (rires). Dans la même veine, il faut être patient(e) avec les files d’attente aux supermarchés, à la banque ou dans les administrations. C’est très long.

Comment occupais-tu tes journées en échange ?

En semaine, j’étais assez chargé avec les cours, mais à partir de vendredi, nous programmons des week-ends un peu partout au Brésil. Après, c’est un pays très grand, donc le temps d’un week-end, tu ne peux pas aller bien loin. C’est pourquoi on bougeait surtout dans la région du Minas Gerais (là où se situe Belo Horizonte). C’est une région sublime, très nature avec de nombreuses cascades et randonnées. On pouvait aussi aller à São Paulo ou Rio de Janeiro qui n’était qu’à 8 h de bus de nuit (ce qui est très peu pour le Brésil).

Quels sont les avantages de vivre/d’étudier à Belo Horizonte ?

Honnêtement, c’est une ville dynamique avec une bonne ambiance étudiante et une douceur de vivre. Culinairement, c’est très riche. L’État du Minas Gerais est réputé pour sa nourriture au Brésil. C’est aussi la capitale des bars du Brésil. Belo Horizonte détient le record du nombre de bars par habitant parmi toutes les capitales du pays.

Aussi, la beauté de ses montagnes, de ses paysages, sa température moyenne largement au-dessus de 20 degrés toute l’année, sa réputation en tant que Silicon Valley brésilienne (ville à la pointe de l’innovation), etc. font d’elle une ville complète. En plus, c’est une ville plutôt safe pour le pays, là-bas, la quasi-totalité des favelas sont pacifiées. C’est une ville très ouverte et accueillante envers toutes les communautés. 

Quels sont les inconvénients de vivre/d’étudier à Belo Horizonte ?

Même si c’est très sympa, il faut tout de même être sur ses gardes et faire attention à ses affaires personnelles, veiller à ne pas trop attirer l’attention, etc. Comme dans beaucoup de pays avec de grandes disparités entre les habitants, il vaut mieux « se fondre dans le décor ». Ce sont des petits réflexes à intégrer, mais qui peuvent faire la différence « au cas où » : ne pas porter de bijoux de valeur, ne pas se promener avec ses papiers et sa carte bleue, ne pas trop sortir son dernier iPhone en public, etc. C’est vrai qu’il y a quelques règles à respecter.

Lire aussi : Les programmes d’échanges à l’étranger : mode d’emploi

Comment financer son séjour au Brésil

Comment as-tu financé ton séjour ?

Avec des économies personnelles.

Percevais-tu des bourses ? Si oui, lesquelles ?

Non, aucune. 

Le coût de la vie est-il élevé à Belo Horizonte ?

Non, il est très abordable pour un Français. 

À Belo Horizonte, il faut compter une fourchette de combien d’euros pour un loyer pour vivre décemment (par mois) ?

C’est une bonne question ! Tout dépend de ton type de logement sur place (hôtel, colocation, villa, studio, chambre en résidence, etc). Mais pour avoir une fourchette large, je dirais entre 300 et 900 €. Pour ma part, j’ai opté pour la location d’une villa avec mes amis skemiens sur airbnb. On était 8 donc ça ne nous est pas revenu cher. 

Après, de tête, pour les dépenses mensuelles pour vivre décemment, je dirais qu’il faut prévoir aux alentours de 300 € de loyer par mois, 40€ d’Uber, 250 € de courses et restaurants par mois, une cinquantaine d’euros de sorties et 300€ de budget voyage. Au total, je dirais que pour bien vivre et kiffer une fois sur place, prévoir 800 ou 900€ de budget par mois me semble correct.

Recommandes-tu Belo Horizonte pour un échange universitaire ?

Absolument, c’est une expérience enrichissante, on en apprend beaucoup !

Comment as-tu procédé pour candidater ?

J’ai candidaté via une plateforme interne à Skema. Au moment de faire des choix de parcours, environ un an avant le départ pour avoir le temps de changer de campus s’il y a une hésitation. Tout est interne à l’école. En réalité, on ne s’occupe pas de grand-chose en amont.

Sur 10, à combien évalues-tu la « difficulté » de candidatures pour t’inscrire en échange (temps, documents, etc.) ?

Alors, pour intégrer un campus Skema, c’est vraiment simple. Je dirais un petit 3/10 puisqu’on est sélectionné d’office. Les procédures de visa peuvent prendre du temps, mais tout dépend de ta destination. Pour le Brésil, il faut bien faire les démarches en avance, car le délai d’obtention du visa est long. 

Après, pour ce qui est des universités partenaires, je dirai 7/10. La sélection est basée sur les notes et les places sont restreintes. C’est le meilleur dossier qui l’emporte.

Est-ce que cette expérience t’a aidé professionnellement ? T’a permis de développer de nouvelles envies/ambitions ?

Oui, depuis, j’ai envie de vivre un jour au Brésil et j’envisagerai peut-être un VIE là-bas.  Ça m’a aussi donné envie de développer mon réseau à Belo Horizonte et continuer de m’améliorer en portugais brésilien, c’est une super jolie langue !

Quels conseils donnerais-tu à un étudiant voulant faire un échange à l’étranger ?

Sors de ta zone de confort ! Ne reste pas dans tes idées reçues ! Ne reste pas qu’avec des Français, etc. Aussi, rencontre un maximum de locaux, car c’est comme ça que tu vivras ton expérience à fond ! 

Un petit fun fact sur la vie à Belo Horizonte ? Des idées reçues fausses ? De bonnes surprises ?

Oui ! Une preuve que les Brésiliens sont ultra-accueillants. Au bar avec des potes, je discute avec la table d’à côté et hop, me voilà déjà invité à un churrasco (barbecue brésilien) avec eux dimanche, alors qu’on s’est rencontrés il y a seulement 5 minutes !

Si c’était à refaire, tu le referais ?

Sans hésitation, oui ! 

Un petit mot de la fin ? Tips, astuces, fun fact sur ton échange, la ville, le pays ?

Si tu n’as pas capté ce qu’on te dit en portugais, réponds juste « beleza » ou « ta bom » et il y a de bonnes chances que personne ne s’en rende compte (rires).

Pourquoi partir étudier à l’étranger ? 

Les motivations pour faire un échange à l’étranger sont nombreuses : découvrir une nouvelle culture, apprendre une langue, élargir son carnet d’adresses à l’international, découvrir un autre type d’enseignement, apprendre à se découvrir soi-même ou encore ouvrir son esprit, se faire de nouveaux amis et se créer de jolis souvenirs.

Mais, partir à l’étranger représente de nombreux autres avantages. Professionnellement, c’est une belle ligne à ajouter à ton CV, une distinction appréciée par tes futurs recruteurs. Financièrement, c’est une superbe opportunité ! Effectivement, vu que tu restes inscrit dans ton établissement français et que tu conserves ton statut d’étudiant français, tu ne dépends pas des frais de scolarité de ton pays d’accueil. Autrement dit, tu payes ton inscription comme si tu n’avais pas bougé de chez toi ! Ce qui est un sacré avantage lorsque tu sais qu’au Québec ou aux États-Unis les frais de scolarité dépassent les 10 000$. 

Tu l’auras compris, il existe mille et une bonnes raisons de se tester à un programme d’échange à l’étranger. C’est un enrichissement sur le long terme, à la fois personnel et professionnel. Et toi, c’est quoi qui te motive le plus ? 

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Comment financer ses études à l’étranger ?

Comment gagner de l’argent en étudiant à l’étranger ?

Gagner de l’argent en étudiant à l’étranger peut être une manière intelligente de subvenir à tes besoins financiers et de rendre ton échange encore plus authentique.

De nombreux pays offrent aux étudiant(e)s étranger(e)s la possibilité de travailler à temps partiel pendant leurs études. Tu peux alors travailler dans des cafés, des restaurants, des magasins, etc. Assure-toi juste de respecter les lois locales en matière de travail pour les étudiant(e)s étranger(e)s.

Aussi, de nombreuses universités proposent des jobs étudiants sur le campus ! Ces petits jobs, spécialement destinés aux étudiants, te permettent de te faire un peu de sous tout en rencontrant de nouvelles personnes (bibliothécaire, d’assistant(e) de recherche, caissière à la cafétéria, etc.). Évidemment, en tant qu’étudiant(e) étranger(e), tu peux aussi donner des cours particuliers de français (ou d’autres langues que tu parles de manière fluide) dans ton campus. Sympa, non ?

De la même façon, si tu as des compétences particulières dans un domaine spécifique (rédaction, piano, conception graphique, programmation, danse, etc.), tu peux trouver des emplois freelance en ligne qui te permettent de travailler à distance et de percevoir encore quelques euros. 

Enfin, selon ta destination, tu peux trouver des jobs saisonniers pendant les périodes de vacances dans l’hôtellerie, le tourisme, l’agriculture, etc. À toi de voir.

Le tout, et ça reste le plus important, car tu es quand même là pour étudier, n’est-ce pas ? 😉 Tu dois avoir un rythme équilibré entre ton temps de travail et d’études, pour éviter de compromettre ta réussite académique. Ce serait vraiment trop dommage de louper ton année ! 

Les aides pour étudier à l’étranger

N’oublie pas de faire tes demandes de bourse et de diverses aides financières qui peuvent contribuer à réduire tes frais et alléger ta charge financière durant ton échange à l’étranger. 

Tu as alors différentes bourses et aides disponibles en fonction de ton type d’échange et de ta destination (bourse Erasmus+, bourse du Crous, aide à la mobilité internationale, aide de la région, bourse au mérite, etc.). 

Pour être sûre de toucher au moins une de ces aides, assure-toi de bien vérifier les critères d’éligibilité et les dates limites pour faire ta demande. Aussi, n’hésite pas à contacter les bureaux des Relations Internationales de ton établissement pour obtenir des informations précises sur les aides disponibles.

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