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Mon échange à Sherbrooke au Québec : le témoignage d’Éliane

À lire dans cet article :

L’idée de faire un échange à l’étranger te plaît ? Tu veux partir loin et tu es un(e) passionné(e) de la culture américaine ? Pourquoi ne pas te tenter à l’aventure québécoise ! Cette belle région accueille chaque année des centaines d’étudiants français. Alors, pourquoi pas toi ? 

Si tu veux en savoir plus sur la vie d’étudiant en échange au Québec, lis le témoignage d’Éliane, étudiante en Pharmacie à l’Université de Paris-Saclay. Elle te donnera sûrement des idées, de bons conseils et bien plus encore 😉

Le témoignage d’Éliane, étudiante en échange à Sherbrooke

Coucou Éliane, comment vas-tu ? Peux-tu nous présenter brièvement ton parcours scolaire ? 

mon échange à Sherbrooke
Éliane, 22 ans à l’époque, pendant son échange à Sherbrooke au Québec avec l’université Paris-Saclay

Hello ça va très bien, merci. J’ai fait un bac S à l’époque, puis la PACES (PASS/L.AS actuellement) ce qui m’a permis d’accéder aux études de pharmacie que j’ai faites à l’Université Paris-Saclay. Des études qui durent 6 ans. 

Peux-tu nous parler un peu plus de ton échange au Québec ? (durée, périodicité, etc.) 

J’ai fait mon échange au 1er semestre de ma 4e année à Sherbrooke dans la province de Québec au Canada. J’y suis allée pour le semestre d’hiver en 2021. Au total, j’y suis restée 4 mois, de septembre à décembre.

Pourquoi avoir voulu faire un échange à l’étranger ? 

J’ai toujours voulu habiter à l’étranger c’était donc une opportunité de tenter l’expérience de façon simple. Mes études sont plutôt orientées vers l’international donc c’est aussi un plus dans le CV.

Pourquoi avoir choisi Sherbrooke ? Quelles ont été tes motivations ?

J’avais envie de partir au Canada, mais je ne me sentais pas forcément d’aller dans un pays anglophone, donc j’ai choisi le Québec pour ne pas être trop dépaysée par la langue (rires). En vérité, si je me suis retrouvée à Sherbrooke, c’est parce que c’était la seule université qui avait un partenariat avec mon université en France et qu’elle est plutôt spécialisée en sciences. 

 Quelles étaient tes craintes avant de t’y installer ?

Je pense que ce dont j’avais le plus peur, c’était de me sentir seule, parce que je savais que je ne pourrais pas rentrer voir ma famille et mes amis pendant 4 mois. À part ça, j’ai entendu beaucoup de bien du Canada, donc j’étais plutôt impatiente de partir.

As-tu rencontré des difficultés avec la langue ?

Comme tout le monde parle français, je n’ai pas eu de soucis avec la langue. Par contre, au Québec, certaines expressions ne sont pas faciles à comprendre, mais on s’y habitue vite ! À la fin, on commence à les utiliser aussi (rires).

 As-tu rencontré des difficultés avec les enseignements ? Les rendus ? 

Je n’ai pas eu de difficulté particulière avec les enseignements. J’avais très peu de cours dans la semaine donc ça me laissait le temps de travailler mes rendus. 

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Les différences entre la France et le Québec

Quelles sont les différences marquantes entre étudier en France et étudier au Québec ? 

Personnellement, dans mes études en France, j’ai peu de contrôle continu et mes notes reposent sur ma semaine de partiel à la fin du semestre, alors qu’au Québec, c’est l’inverse. Il y a beaucoup d’examens en contrôle continu et deux sessions d’examens par semestre : une mi-semestre et une fin de semestre. Je trouve que la méthode est meilleure au Québec puisqu’elle t’incite à mieux travailler pendant tout le semestre et à pouvoir se rattraper aux partiels si jamais. 

J’ai aussi trouvé que les profs étaient plus à l’écoute et plus «accessibles » au Québec. On pouvait leur envoyer des e-mails ou leur poser des questions sur les cours et ils répondaient rapidement.

Et de manière générale, quelles sont les différences marquantes entre la vie en France et la vie au Québec ?

J’ai trouvé que le Québec ressemblait aux États-Unis dans le sens où tout le monde se déplace en voiture, car tout est loin et il n’y a pas trop de structures pour les piétons. Aussi, les supermarchés sont énormes et tout y est vendu en grande quantité. Sinon, un autre fait marquant pour moi, les étudiants avaient tous un job étudiant. C’est beaucoup plus facile de travailler en tant qu’étudiant là-bas. Autre chose, tout le monde fait des activités sportives. 

Mais honnêtement, je pense que le fait de parler la même langue permet de ne pas ressentir trop de différences culturelles.

Comment occupais-tu tes journées en échange ?

J’avais des cours seulement 3 jours par semaine (lundi, mardi et mercredi), sinon les autres jours, j’en profitais pour voyager au Québec. Comme j’y étais à la période du début de l’automne, les paysages étaient super beaux, donc on allait faire des randonnées. J’ai aussi pu visiter la Gaspésie, la ville de Québec, Montréal et même New York !

 Quels sont les avantages de vivre et d’étudier à Sherbrooke ?

Sherbrooke est une assez petite ville, mais avec une très grande université. C’est vraiment une ville étudiante. Il y a beaucoup d’étudiants internationaux et d’étudiants en échange, c’est donc plus facile pour rencontrer des gens et faire de nouvelles connaissances. Un truc très sympa aussi, il y a aussi beaucoup de bus gratuits avec la carte étudiante. Je trouve que c’est une ville à taille humaine, très adaptée aux étudiants et parfaite pour faire un échange.  

Quels sont les inconvénients de vivre et d’étudier à Sherbrooke ? 

Personnellement, comme je n’avais pas le permis ni de voiture, j’ai trouvé que c’était compliqué de se déplacer dans les différentes villes aux alentours.

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Comment financer son séjour au Québec

Comment as-tu financé ton séjour ? 

J’ai travaillé l’été avant de partir et j’avais une bourse de mon université.

Quel montant cela représentait par mois ? 

Je ne me souviens plus trop, mais il me semble qu’elle était aux alentours de 300 € par mois. 

Le coût de la vie est-il élevé à Sherbrooke ?

Le coût de la vie est beaucoup moins cher qu’à Paris. Sherbrooke étant une plus petite ville que Montréal, j’imagine que le coût y est moins cher aussi.

À Sherbrooke, il faut compter une fourchette de combien de dollars canadiens pour un loyer ? Pour vivre pendant décemment ? (par mois) 

Personnellement, au début, j’étais dans une coloc dans laquelle je payais 350 dollars canadiens. Puis, j’ai trouvé une alternative pour payer moins : me loger dans des logements de l’université. Je payais 250 $ pour une chambre, une salle de bain partagée à 2 et une cuisine partagée avec le reste des personnes du logement, donc je dirais entre 200 et 400 $. Donc, je conseillerais de prévoir une fourchette de 300 $ pour se loger.

Pour les courses, je dirais qu’il faut compter au moins 150 $ par mois, car il y a les taxes qui s’ajoutent au prix (comme aux États-Unis), mais je me rappelle qu’il y avait des réductions pour les étudiants dans certains supermarchés et certains jours de la semaine. Donc, à voir sur place. Au total, je pense qu’il faut prévoir un budget de 800€ par mois si on veut voyager et sortir, car les restaurants coûtent plutôt cher. Sinon avec 600€ on vit décemment. Mais mon échange remonte à 3 ans, à voir maintenant.

Recommandes-tu Sherbrooke pour un échange universitaire ?  

Complètement ! La taille de la ville permet de pouvoir s’y acclimater rapidement et la ville est vraiment faite pour rendre la vie plus facile aux étudiants.

Comment as-tu procédé pour candidater ? 

Dans mon université, il faut faire une demande au Service de Relations Internationales dès novembre/décembre de la rentrée en cours, pour un échange à la rentrée d’après. Tu dois aussi choisir 3 destinations avec un ordre de préférence. Puis, on est sélectionné sur dossier en fonction du nombre de places disponibles.

Sur 10, à combien évalues-tu la « difficulté » pour s’inscrire à un échange (temps, documents, etc.) ? 

Je dirais 7/10. J’ai trouvé ça un peu compliqué. Mais, c’est aussi dû au fait que dans ma fac, il n’y a pas beaucoup d’étudiants qui demandent à faire des échanges donc au final, il travaille moins là-dessus. Mais, je me souviens avoir été à plusieurs reprises déboussolée entre les équivalences à trouver soi-même dans les universités figurant dans les choix, les allers-retours avec mon responsable pédagogique pour qu’il accepte mon projet pédagogique, le visa et l’attente pour l’obtenir, etc.

Est-ce que cette expérience t’a aidée professionnellement ? T’a permis de développer de nouvelles envies ou ambitions ?

Oui ! Même aujourd’hui, dans la suite de mes études, je peux valoriser le fait d’avoir fait un échange au Canada dans mon dossier. Je trouve aussi que c’est une façon plutôt simple, pratique et accessible de tester la vie à l’étranger, entre les bourses, les aides pour les démarches, etc. 

Quels conseils donnerais-tu à un étudiant voulant faire un échange à l’étranger ?

De ne plus hésiter ! C’est une super expérience. Sinon, tu peux demander conseil aux personnes de ton université qui ont déjà fait des échanges pour t’aider dans tes démarches parce qu’on peut vite être perdu. 

Un petit fun fact sur la vie à Sherbrooke ? Des idées reçues fausses ? De bonnes surprises ? 

Le meilleur moment pour partir au Québec, c’est l’automne ! Les paysages avec des arbres de toutes les couleurs, c’est vraiment beau à voir. D’ailleurs, cette période, ils l’appellent « la flambée des couleurs » au Québec.

 Si c’était à refaire, le referais-tu ?

Oui à 100%, c’était un des meilleurs moments de ma vie et ça m’a beaucoup donné confiance en moi. Voir que tu peux vivre seule à l’autre bout du monde, ça fait plaisir. D’ailleurs, cette année, je suis repartie en échange à l’étranger tellement j’ai aimé ! 

Un petit mot de la fin ? Tips, astuces, fun fact sur ton échange, la ville ou même le pays ?

Le sport national au Québec, c’est le hockey et c’est vraiment cool d’aller voir un match, même si c’est hyper violent comme sport, j’étais très surprise (rires).

Pourquoi partir étudier à l’étranger ? 

Les motivations pour faire un échange à l’étranger sont nombreuses : découvrir une nouvelle culture, apprendre une langue, élargir son carnet d’adresses à l’international, découvrir un autre type d’enseignement, apprendre à se découvrir soi-même ou encore ouvrir son esprit, se faire de nouveaux amis et se créer de jolis souvenirs.

Mais, partir à l’étranger représente de nombreux autres avantages. Professionnellement, c’est une belle ligne à ajouter à ton CV, une distinction appréciée par tes futurs recruteurs. Financièrement, c’est une superbe opportunité ! Effectivement, vu que tu restes inscrit dans ton établissement français et que tu conserves ton statut d’étudiant français, tu ne dépends pas des frais de scolarité de ton pays d’accueil. Autrement dit, tu payes ton inscription comme si tu n’avais pas bougé de chez toi ! Ce qui est un sacré avantage lorsque tu sais qu’au Québec ou aux États-Unis les frais de scolarité dépassent les 10 000$. 

Tu l’auras compris, il existe mille et une bonnes raisons de se tester à un programme d’échange à l’étranger. C’est un enrichissement sur le long terme, à la fois personnel et professionnel. Et toi, c’est quoi qui te motive le plus ? 

Lire aussi : Les bourses pour étudier à l’étranger

Comment financer ses études à l’étranger ?

Comment gagner de l’argent en étudiant à l’étranger ?

Gagner de l’argent en étudiant à l’étranger peut être une manière intelligente de subvenir à tes besoins financiers et de rendre ton échange encore plus authentique.

De nombreux pays offrent aux étudiant(e)s étranger(e)s la possibilité de travailler à temps partiel pendant leurs études. Tu peux alors travailler dans des cafés, des restaurants, des magasins, etc. Assure-toi juste de respecter les lois locales en matière de travail pour les étudiant(e)s étranger(e)s.

Aussi, de nombreuses universités proposent des jobs étudiants sur le campus ! Ces petits jobs, spécialement destinés aux étudiants, te permettent de te faire un peu de sous tout en rencontrant de nouvelles personnes (bibliothécaire, d’assistant(e) de recherche, caissière à la cafétéria, etc.). Évidemment, en tant qu’étudiant(e) étranger(e), tu peux aussi donner des cours particuliers de français (ou d’autres langues que tu parles de manière fluide) dans ton campus. Sympa, non ?

De la même façon, si tu as des compétences particulières dans un domaine spécifique (rédaction, piano, conception graphique, programmation, danse, etc.), tu peux trouver des emplois freelance en ligne qui te permettent de travailler à distance et de percevoir encore quelques euros. 

Enfin, selon ta destination, tu peux trouver des jobs saisonniers pendant les périodes de vacances dans l’hôtellerie, le tourisme, l’agriculture, etc. À toi de voir.

Le tout, et ça reste le plus important, car tu es quand même là pour étudier, n’est-ce pas ? 😉 Tu dois avoir un rythme équilibré entre ton temps de travail et d’études, pour éviter de compromettre ta réussite académique. Ce serait vraiment trop dommage de louper ton année ! 

Les aides pour étudier à l’étranger

N’oublie pas de faire tes demandes de bourse et de diverses aides financières qui peuvent contribuer à réduire tes frais et alléger ta charge financière durant ton échange à l’étranger. 

Tu as alors différentes bourses et aides disponibles en fonction de ton type d’échange et de ta destination (bourse Erasmus+, bourse du Crous, aide à la mobilité internationale, aide de la région, bourse au mérite, etc.). 

Pour être sûre de toucher au moins une de ces aides, assure-toi de bien vérifier les critères d’éligibilité et les dates limites pour faire ta demande. Aussi, n’hésite pas à contacter les bureaux des Relations Internationales de ton établissement pour obtenir des informations précises sur les aides disponibles.

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