SVT : les yeux et la vue

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Tu veux savoir comment fonctionne le sens de la vue et l’organe des yeux ? Dans cet article, AuFutur t’aide à comprendre comment fonctionnent les yeux pour permettre la vue.

La vue : un sens essentiel à la perception

Voir et regarder

Le sens de la vue fait partie des 5 sens essentiels pour que nous puissions percevoir notre environnement. Il s’agit même de l’un des sens que nous sollicitons le plus au quotidien. La vue est associée aux verbes voir et regarder ; on voit des couleurs, des formes, de loin, de près, des mouvements, etc.

La lumière

La vue est permise grâce aux yeux, organes de la vue et de la perception visuelle, et au cerveau, en présence de lumière. Ce sont en effet des rayonnements lumineux qui sont captés par nos yeux et nous permettent de percevoir ce qui nous entoure. Lorsqu’il y peu ou pas de lumière, il nous est plus difficile de discerner les formes qui nous entourent. Certaines espèces, comme les chats, ont plus de facultés à voir dans le noir.

Un sens fragile

La vue est un sens essentiel, mais fragile. L’œil est un organe lui-même fragile et malléable. Il est particulièrement sujet au vieillissement, puisque très sollicité ; certains éléments le composant peuvent ainsi s’altérer, s’épaissir, s’opacifier, etc., avec le temps ou avec de mauvaises pratiques telles que le fait de regarder de trop près et trop d’écrans. En revanche, il est souvent possible de pallier ces dysfonctionnements, notamment grâce au port de lunettes qui facilitent le travail de l’œil, ou à des opérations locales.

Les yeux : les organes de la vue

Le globe oculaire et la cornée

L’être humain, comme la plupart des vertébrés, dispose d’une paire d’yeux. Un œil est constitué d’un globe oculaire, de couleur blanche, et d’une membrane protectrice. Il est placé dans l’une des deux cavités orbitaires, ou orbites, des cavités dédiées du crâne, protégé par des paupières jonchées de cils retenant les poussières de l’air, et contrôlé par un ensemble de muscles oculaires reliés aux autres muscles du visage et de la tête.

À l’avant du globe oculaire se trouve la cornée, une zone où le globe oculaire est transparent pour laisser passer la lumière à l’intérieur de l’œil. Elle est hydratée par les larmes lors du battement des paupières et une sécheresse oculaire peut provoquer un inconfort visuel.

Choroïde, iris et pupille

La première couche interne de l’œil, opaque et fortement vascularisée, est la choroïde. Elle agit comme une chambre noire de photographe et permet aux cellules visuelles de bien fonctionner.

Au niveau de la cornée, la choroïde s’ouvre sur l’iris, un cercle de couleurs bleue, verte ou marron, en fonction de la concentration locale en mélanine et du patrimoine génétique.

La pupille est un orifice pouvant se dilater, placé au centre de l’iris et laissant entrer la lumière dans l’œil. Moins il y a de lumière, plus la pupille se dilate. Cette dilatation peut également survenir en réponse à une stimulation extérieure ou au stress : réflexe, frisson, vive émotion, etc. La pupille des prédateurs, tels que les félins, est très fine pour permettre de fixer et de suivre très précisément leurs proies, et se dilatent bien plus que celles d’un humain pour chasser confortablement même la nuit.

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Le cristallin et l’accommodation

Le cristallin est un organe placé directement derrière la choroïde, à l’entrée de l’œil. Il agit comme une lentille convergente naturelle, c’est-à-dire qu’il peut ajuster sa courbure à ce que l’on regarde pour permettre l’accommodation de l’œil et ainsi voir des objets à différentes distances du regard.

L’accommodation et la flexibilité du cristallin sont permises grâce à un ensemble de muscles, dont le muscle ciliaire.

Le cristallin est normalement transparent, mais la cataracte par exemple peut lui faire acquérir une certaine opacité, ce qui altère la vue.

La rétine, les bâtonnets et les cônes

Tapissant le fond de l’œil, la rétine est un élément essentiel à la vision. Il s’agit d’une fine membrane transparente, contenant des cellules visuelles : les bâtonnets et les cônes.

Les cônes sont des cellules photoréceptrices, qui reçoivent la lumière et les ondes électromagnétiques auxquelles elle correspond, et les convertissent en signal électrique transmissible au cerveau. Les cônes permettent ainsi la vision diurne (en présence de lumière).

Les bâtonnets sont des cellules réceptrices, fonctionnant selon le même principe que leurs voisines, mais elles interviennent surtout lorsque la luminosité est faible (bâtonnet pour basse luminosité), dont elle amplifie le signal électromagnétique grâce à un pigment.

Les couleurs sont perçues grâce au champ de longueurs d’onde de la lumière que l’œil humain peut percevoir. C’est-à-dire qu’il existe des couleurs dont la longueur d’onde excède ou est plus faible que ce que nous pouvons voir, tout comme le champ de fréquence audible par l’oreille humaine. Cela veut donc dire qu’il existe d’autres couleurs que d’autres espèces, telles que les insectes, peuvent percevoir ; les rayons infrarouges par exemple ou les ultra-violets. Plus précisément, les cellules visuelles sont sensibles à trois plages d’ondes, qui sont réassociées par le cerveau pour  percevoir les autres couleurs ; si une ou plusieurs de ces plages d’ondes n’est pas reconnue par les cellules, cela altère notre vision des couleurs. C’est par exemple le cas avec le daltonisme où le rouge et le vert ne sont pas différenciés.

Le cerveau et la représentation mentale

Le nerf optique

La rétine est directement reliée au cerveau par le nerf optique. Les cellules contenues dans la rétine convertissent l’information lumineuse, c’est-à-dire un message électromagnétique, et signal nerveux, transmis entre les neurones du nerf optique au cerveau.

La perception cérébrale

Les informations nerveuses en provenance de l’œil sont transmises au cortex visuel, une aire du lobe occipital. C’est dans cette aire que l’image est reconstruite, ce qui nous permet de voir quasiment instantanément ce que nous percevons.

Regarder et contrôler sa vision

Enfin, le cerveau permet à l’œil de fixer quelque chose, de contrôler sa vision, qu’elle soit fixe ou en mouvement. Ce travail se fait avec le concours des muscles oculaires gérant les déplacements des yeux. On peut ainsi s’entraîner à lire vite, à la fois en améliorant son acuité visuelle et sa compréhension lexicale. De même, si l’on vit dans un pays où la luminosité est très forte, ou au contraire si l’on s’habitue aux scènes de vie nocturnes, l’œil peut également s’accommoder et se désensibiliser aux fortes intensités lumineuses, ou au contraire devenir plus sensible à l’obscurité.

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