sélection naturelle SVT

SVT : la sélection naturelle

À lire dans cet article :

Dans cet article, nous t’aidons à comprendre l’un des points essentiels de ton programme de SVT de la classe de seconde, le mécanisme évolutif de la sélection naturelle.

La théorie de l’évolution

Les recherches de Charles Darwin

Charles Darwin est un paléontologue et naturaliste britannique. Il a œuvré notamment à la théorie de l’évolution des espèces et au concept de sélection naturelle, explicités dans son ouvrage L’Origine des espèces paru en 1859. Plus particulièrement, il a soutenu une thèse de Jean-Baptiste Lamarck, un naturaliste français du XVIIIe siècle, selon laquelle toutes les espèces avaient des ancêtres communs et avaient évolué au fil du temps, ce que Darwin justifie avec le concept de sélection naturelle. Sa théorie a été étoffée des connaissances sur la génétique, et elle est applicable à des populations croissantes et non nécessairement à des ensembles à l’effectif stable, comme il le pensait alors.

Les caractères avantageux et désavantageux

Le concept de la sélection naturelle pose la question de caractères jugés avantageux, neutres, ou désavantageux par rapport au milieu d’habitat. En effet, la sélection naturelle reposerait sur le principe que les individus porteurs de caractères avantageux auraient un meilleur potentiel de survie et donc un meilleur potentiel reproducteur, d’où la transmission de ces caractères à leur descendance. Le concept permet en outre d’apprécier l’adaptation des individus et des espèces en réponse à leur environnement.

On pense par exemple aux papillons aux ailes initialement blanches, plus visibles sur les arbres par les oiseaux prédateurs, que ceux aux ailes marrons, qui sont donc moins mangés, car moins visibles, survivent mieux et ont plus de chances de se reproduire, que leurs confrères. Il y a donc plus de probabilités que la descendance ait aussi des ailes marrons, ce qui modifie au fil des générations les caractéristiques de la population de papillons, avec davantage d’ailes marrons que blanches, voire plus du tout de celles-ci.

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Un mécanisme évolutif

La sélection naturelle, un avantage reproducteur

La sélection naturelle est l’un des mécanismes évolutifs de la biodiversité, avec la dérive génétique. C’est un mécanisme naturel opéré par la sélection naturelle des individus porteurs d’allèles avantageux leur permettant une meilleure survie et/ou une meilleure aptitude à se reproduire. Mécaniquement, les individus aux caractères avantageux se reproduisent davantage, les descendants ont plus de probabilités d’être porteurs de ces mêmes allèles, et les caractéristiques de la population évoluent, etc.

Il faut que le trait biologique considéré varie d’un individu à l’autre, c’est-à-dire qu’il existe plusieurs allèles du caractère qui ne s’exprime donc pas de la même manière chez chaque individu, que ces allèles soient transmissibles par hérédité et que le caractère ait un lien avec le succès reproducteur ou de survie des individus.

Comme l’environnement évolue, les caractères jugés avantageux ou désavantageux changent également, ce qui est à nouveau propice à la sélection naturelle et l’évolution des populations. C’est notamment le cas avec les bactéries, dont les souches résistantes aux antibiotiques survivent. En milieu hospitalier, régulièrement confrontée à des traitements antibiotiques, la sélection naturelle fait que les souches de bactéries qui survivent le mieux sont celles les plus résistantes.

Les types de sélection

La sélection naturelle s’apprécie selon plusieurs types, en fonction de formules étudiant la relation entre la valeur du trait étudié et la valeur sélective. Par exemple, pour la relation entre la taille de la population et l’espérance de vie moyenne des descendants de l’individu porteur du trait. Si le rapport est toujours positif, la sélection est de type directionnel, si le rapport passe par un maximum avec des valeurs sélectives maximisant la valeur sélective, la sélection est de type stabilisant, si la relation est nulle, le caractère est considéré comme étant sélectivement neutre.

La sélection artificielle par l’Homme

La sélection artificielle correspond à la sélection par l’Homme des individus ou espèces porteurs de caractères jugés intéressants pour leur reproduction. La sélection artificielle intervient notamment dans l’industrie agroalimentaire, avec par exemple la sélection de caractéristiques facilitant la culture ou l’élevage, permettant un meilleur rendement, ou des qualités gustatives ou physiques meilleures. Par exemple, l’espèce de vache Belgian Blue est née de la sélection par l’Homme des individus les plus musclés, avec l’allèle favorisant l’hypertrophie musculaire, à partir de croisements d’espèces de vaches. De même, la culture du maïs s’appuie sur la sélection des épis longs, qui ont généralement plus de grains de tailles plus volumineuses que des épis courts.

Outre l’aspect alimentaire, l’Homme utilise également le principe de sélection artificielle pour des raisons d’ordre « esthétique », avec par exemple le croisement des races de chiens et chats pour en obtenir des nouvelles, et de même avec les plantes fleuries.

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