agrosystèmes et durabilité

SVT : agrosystèmes et durabilité

À lire dans cet article :

Dans cet article, nous t’aidons à comprendre comment les agrosystèmes peuvent être gérés de manière durable. Une fiche de révision sur ton chapitre agrosystèmes et durabilité, au programme de SVT en classe de seconde.

Les agrosystèmes, des modes de culture souvent intensifs

Des écosystèmes exploités par l’Homme

Les agrosystèmes sont des écosystèmes mis en place et exploités par l’Homme, en vue de la production de denrées alimentaires ou de ressources pour usage pharmaceutique, énergétique ou encore industriel. Un écosystème est un ensemble d’organismes vivants évoluant dans un même milieu et interagissant entre eux. Les écosystèmes sont, à l’état naturel, généralement synonyme de biodiversité, c’est-à-dire de diversité au sein des espèces qui y vivent.

Un agrosystème, puisqu’il est exploité pour une finalité particulière, présente généralement une biodiversité réduite.

La production de biomasse

Les ressources utilisées dans les écosystèmes, naturels comme gérés par l’Homme, constituent ce qu’on appelle la biomasse. La biomasse correspond à l’ensemble de la matière organique, d’origine végétale, animale, bactérienne ou fongique, représentant une source d’énergie.

La biomasse est donc utilisée par l’Homme à des fins agro-industrielles, mais également en tant qu’énergie ; ce sont les bioénergies, utilisées telles qu’elles ou après transformations. On dénombre trois familles de biomasse : les oléagineux (palmier à huile, colza), les lignines (paille, roseau, bois) et les glucides (céréales).

L’équilibre des sols et de la matière

Dans un écosystème, une sorte de cycle de la matière se met en place, permettant l’équilibre de la composition des sols et la croissance d’organismes. La biomasse pousse grâce aux minéraux présents dans les sols, provenant de la dégradation des roches mères composées de minéraux et retenus dans les sols du milieu et/ou apportés par des agents extérieurs tels que l’eau ou le vent. Lorsque des végétaux poussent, ils constituent de la matière organique. Lorsqu’ils meurent, ils se décomposent partiellement ou totalement, grâce notamment à l’action d’organismes décomposeurs tels que les vers de terre ou certaines bactéries. Ceux-ci permettent de produire à nouveau de la matière minérale par la décomposition de la biomasse. Mélangée (sous forme d’humus) et retenue par les sols, elle permet des sols fertiles et donc le développement ou la culture de nouveaux organismes.

Lire aussi : La biodiversité

Cultures intensives et dégradation des sols

Les agrosystèmes se concentrent sur la culture ou la production d’un type de biomasse. Ils se distinguent en agrosystèmes terrestres, aquatiques, de culture ou d’élevage. On en distingue plusieurs systèmes : les cultures vivrières dont la production est destinée à l’usage restreint des producteurs, celles de nature extensive déployées sur de grandes surfaces et celles de nature intensive visant à un fort rendement agricole.

Dans ce troisième système notamment, le but est de produire le plus possible par rapport à la zone utilisée. Cette exploitation sollicite beaucoup, voire souvent trop, les sols et donc empêche le respect de l’équilibre précité, nécessaire au maintien de sols fertiles et capables de retenir les éléments essentiels à la culture. Par ailleurs, les espèces pouvant pousser spontanément sont éradiquées, de même que celles jugées parasitaires ou gênantes ; les plantes et les arbres dont les racines retiennent l’eau et les nutriments sont abattus ce qui favorise le ruissellement des matières minérales, les organismes décomposeurs sont repoussés ou tués par l’usage de pesticides ou d’outils.

Le défrichement des terres a également pour effet d’exposer davantage les sols à la sécheresse (pas de rétention d’eau par les végétaux) ou au contraire aux inondations, et à la diminution de la fertilité, nécessitant des apports de plus en plus importants en engrais, eau et autres substances par l’Homme.

Agrosystèmes et durabilité

Une gestion durable des sols

Les problèmes cités ci-dessus posent la question de la possibilité de pouvoir les exploiter, mais surtout qu’ils puissent permettre la production spontanée ou souhaitée de biomasse, dans le futur proche et au long terme.

Le terme de gestion durable a été défini lors de la Conférence de Rio en 1992 comme étant une gestion de la nature en permettant l’obtention de ressources dans le temps présent sans compromettre les capacités des générations futures à obtenir des ressources.

Outre les problèmes de dégradation des sols mentionnés, l’intervention de l’Homme et l’usage d’agents externes contribuent à la pollution des sols et des eaux avoisinantes, les rendant parfois impropres à la consommation ou inutilisables. Ces effets sont d’autant plus préoccupants qu’ils sont intensifiés par le phénomène de réchauffement climatique et les vagues de chaleur ou fortes pluies qui l’accompagnent.

Des modes d’agriculture plus responsables

Outre l’agriculture conventionnelle, qui inclut les trois systèmes mentionnés plus tôt, trois types d’agricultures se sont développés en lien avec les notions de responsabilité et de durabilité. L’agriculture biologique suit des principes écologiques et un processus de certification rigoureux pour l’obtention du label biologique caractérisé par le non-usage de produits chimiques et/ou nocifs pour la santé ou l’environnement. L’agriculture durable se rapproche de celle biologique par l’application de principes favorisant la durabilité des sols sans être un label : rotation des cultures, jachères, consommation locale, etc. L’agriculture raisonnée est hybride entre les modes conventionnel et biologique, et permet l’utilisation raisonnée et raisonnable d’agents externes pour permettre un rendement agricole satisfaisant tout en limitant les impacts négatifs sur la santé et l’environnement.

Des habitudes alimentaires plus durables

La connaissance des enjeux environnementaux permet également de faire émerger de nouvelles habitudes de consommation, en plus de celles touchant directement les exploitations. Par exemple, les consommateurs sont invités à consommer local et de saison, afin de limiter les cultures sous serres et les importations/exportations de produits. Certains produits se voient proposer des alternatives afin d’en réduire la consommation et la réduction : les élevages sont notamment réputés pour être polluants (pollution animale, usage d’eau et de ressources alimentaires, transports, conditionnement de la viande, etc.) et sont par exemple proposés la consommation de graines ou de viandes végétales plutôt que la viande animale. Des initiatives sont également mises en place pour limiter le gaspillage alimentaire, et ce, dès les récoltes avec par exemple le rachat des fruits et légumes « moches » puis leur vente à prix réduit ou bien des services permettant d’acheter à prix cassé les invendus.

Lire aussi : SVT : production de biomasse et bioénergies

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