Le coût de la rentrée étudiante pour cette année 2026

Le coût de la rentrée étudiante pour cette année 2026

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C’est un sujet que l’on attend chaque année, et qui ne fait pas toujours plaisir : la rentrée scolaire. Comment le coût de la rentrée a-t-il évolué, et les dépenses associées sont-elles encore en hausse ? Pour comprendre en détail comment ces dépenses vont t’impacter, l’UNEF a publié cette année encore les résultats de son enquête sur l’évolution du coût de la vie étudiante.

L’évolution du coût de la vie étudiante

Sans surprise, cette rentrée 2026 s’annonce encore difficile pour les porte-monnaies des étudiants. Selon l’enquête réalisée par l’UNEF (l’Union Nationale des Étudiants de France) publiée le 17 août, le coût de la vie étudiante augmente de 1,66%, portant à 1 300 € le reste à charge mensuel. Les étudiants doivent ainsi débourser 74 € de plus chaque mois qu’en 2025.

La première édition de ces enquêtes remonte à 2005. Elles visent à mesurer et dénoncer la précarité étudiante, en évaluant l’évolution de toutes les dépenses obligatoires et vitales. Pour réaliser ainsi des enquêtes au plus proche de la réalité, le rapport prend en compte différents aspects tels que :

  • le logement : loyers dans le parc privé et en résidences CROUS
  • les transports : avec une distinction entre étudiants boursiers et non-boursiers
  • l’alimentation
  • les frais d’inscription à l’université
  • la CVEC (Contribution de vie étudiante et de campus)

Pour cette édition, l’UNEF fait un constat établi sur quasiment 10 ans. Depuis 2017 et l’arrivée du président Emmanuel Macron au pouvoir, l’évolution du coût de la vie a grimpé de 35, 84 % pour les étudiants. Ainsi, pour la première fois depuis 2005, le reste à charge par étudiant dépasse la barre du seuil de pauvreté en France. Autrement dit, les dépenses qu’un étudiant doit encore financer chaque mois sont désormais supérieures au montant mensuel qui sert à définir le seuil de pauvreté en France. Le seuil de pauvreté varie selon le niveau de référence retenu. Pour une personne seule, il est fixé à 891 € par mois à 40 % du niveau de vie médian, 1 114 € à 50 % et 1 337 € à 60 %.

On assiste ainsi à une précarité grandissante des étudiants, qui doivent subvenir à des besoins de plus en plus coûteux, alors même qu’ils ont de moins en moins de moyens.

Logement, transports, alimentation : quelles dépenses augmentent en 2026 ?

Derrière cette hausse globale de 1,66 %, certaines dépenses pèsent plus lourd. C’est notamment le cas du logement, qui reste, selon l’UNEF, leur premier poste de dépense. En 2026, le loyer moyen dans le parc privé atteint 627,11 € par mois, soit une hausse de 2,87 % en un an. En Île-de-France, la facture grimpe même à 857 € en moyenne. Les résidences CROUS, pourtant moins coûteuses, ne sont pas épargnées : le loyer moyen y atteint désormais 426,36 €, en augmentation de 1,04 %.

Autre dépense difficilement évitable : les transports. Leur coût moyen s’élève à 254,14 € par an pour les étudiants boursiers et à 278,59 € pour les non-boursiers. Des montants respectivement en hausse de 3,07 % et 2,29 % en un an. Des moyennes qui varient cependant énormément selon les villes, puisqu’à Paris par exemple, le coût de l’abonnement étudiant s’élève à 401 € annuel. Même constat du côté de l’alimentation, puisque le prix des produits alimentaires a progressé de 0,87 % cette année. Certains produits ont subi une augmentation beaucoup plus forte, avec +6,08 % pour la viande ou encore +5,34 % pour le poisson. Sur dix ans, l’UNEF estime que le coût des produits alimentaires a progressé de 30,4 %.

Des aides qui ne suffisent plus à compenser la hausse des dépenses ?

Face à l’augmentation de ces dépenses, les étudiants devraient pouvoir compter sur plusieurs dispositifs pour alléger leur budget, notamment les bourses sur critères sociaux et les aides au logement. Pour autant, leur évolution ne permet pas de suivre celle du coût réel de la vie étudiante, sans oublier que 74,22 % des étudiants ne bénéficient pas des bourses sur critères sociaux. La réforme des bourses, annoncée depuis plusieurs années, n’a par ailleurs toujours pas été menée à son terme. Une première étape avait été mise en place à la rentrée 2023, avec une revalorisation d’au moins 37 € par mois pour tous les échelons. La seconde phase, initialement prévue pour 2025 puis repoussée à 2026, a de nouveau été reportée sans nouvelle date annoncée. Celle-ci devait revoir plus profondément le calcul des bourses, afin de supprimer les effets de seuil et de mieux adapter le montant versé à la situation financière des familles.

Une proposition de loi adoptée par l’Assemblée nationale le 11 juin 2026 prévoit toutefois de faire évoluer le système, avec une indexation annuelle des bourses sur l’inflation et leur versement pendant douze mois, contre dix actuellement. Ces mesures ne sont cependant pas encore entrées en vigueur. L’alimentation fait également partie des dépenses sur lesquelles les pouvoirs publics tentent d’agir. La généralisation du repas à 1 € à l’ensemble des étudiants a été actée, mais sans les moyens nécessaires, il est difficile pour les CROUS de l’appliquer. Une enveloppe de 50 millions d’euros, a été allouée à cette mesure, alors que les besoins seraient estimés à 120 millions d’euros par le Cnous.

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