Participer à un concours d'éloquence - témoignage Émilien

Concours d’éloquence : le témoignage d’Émilien, gagnant du Concours national d’éloquence d’Eduservices

À lire dans cet article :

À 21 ans, Émilien Bouesnard a remporté le 4 avril dernier le Concours national d’éloquence organisé par le groupe Eduservices, acteur majeur de l’enseignement supérieur en France (17 500 étudiants et un réseau de 30 établissements).  Étudiant en BTS NDRC (Négociation et Digitalisation de la Relation Client) à l’ESPL Angers, c’est face à sept autres étudiants, sélectionnés lors d’épreuves régionales, qu’Émilien a sorti ses meilleures cartes pour arriver au sommet. Le sujet de la victoire : « L’amour, c’est comme au poker, c’est presque toujours le moins menteur qui perd » (chanson de Joe Dassin).  Motivations, appréhensions, ressentis, ambitions : retrouvez tout ce qui se cache derrière une participation à un concours d’éloquence dans cet article !

Émilien Bouesnard, 21 ans, gagnant du Concours national d’éloquence d’Eduservices
Émilien Bouesnard, 21 ans, gagnant du Concours national d’éloquence d’Eduservices

 

Le parcours d’Émilien, grand gagnant du Concours national d’éloquence Eduservices

Bonjour Émilien, comment vas-tu ? Pourrais-tu m’expliquer en quoi consiste précisément un concours d’éloquence ? 

Un concours d’éloquence, pour le dire avec mes mots, c’est une représentation que l’on fait devant un jury sur un thème choisi au préalable. On écrit une sorte de discours de quelques minutes sur un thème, qu’on lit le jour J. Dans mon cas, c’est un thème que j’ai choisi au préalable, en essayant de transmettre des émotions et de faire passer un message. On peut faire rire les gens, pleurer les gens, le but, c’est vraiment de transmettre une émotion en quelques minutes. Puis, on est noté en fonction de notre présentation.

Quelles ont été tes motivations pour t’inscrire à ce concours d’éloquence 

J’ai regardé un concours d’éloquence en 2022 et j’ai trouvé l’exercice hyper intéressant. Je suis quelqu’un qui aime parler, j’ai un bon relationnel. Alors, je me suis demandé, est-ce que je suis capable de l’écrire et de la vivre aussi ? Ce sont deux choses hyper différentes. La partie sur scène est aussi importante que la partie écrite. Pour moi, c’était un challenge et ça s’est révélé être une passion. Je ne sais pas si le vivre allait être aussi bien que le voir, mais j’ai adoré l’expérience ! J’ai rencontré des gens incroyables, les professeurs, les candidats étaient tops avec des profils tous différents et très enrichissants. 

Est-ce que tu avais déjà participé à un concours d’éloquence auparavant ? 

Non, du coup, c’était mon tout premier.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de t’inscrire à ce concours d’éloquence ? 

Oui, mais il faudrait regarder. J’ai vu qu’il y avait le Concours Cyrano bientôt, mais malheureusement, c’est trop tard pour les inscriptions, elles sont déjà passées, puis il y a des phases de sélection… C’est un concours de tout âge, toujours à l’échelle internationale, mais un peu plus poussé ! Pourquoi pas !  Je compte surtout me réinscrire au concours d’Eduservices de l’année prochaine qui regroupe les établissements qui dépendent du groupe Eduservices. 

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Comment préparer un concours d’éloquence ?

Joe Dassin t’a-t-il particulièrement inspiré ? Si oui, pourquoi ? 

En fait, Joe Dassin, je l’ai choisi lors de la finale nationale. Avec le concours d’éloquence d’Eduservices, tu as cinq thèmes au choix. De mémoire, l’amour, le sport, les œuvres culturelles, la jeunesse et la réussite. Puis, dans chaque thème, tu peux choisir entre cinq thématiques différentes. Moi, pour l’amour, il y avait « Pour un flirt avec toi, je ferais n’importe quoi », mon thème du coup avec Joe Dassin. Donc, au final, dans ce concours, j’avais le choix entre  25 sujets différents dans cinq thématiques différentes.

Comment as-tu appréhendé le thème ? 

J’aime bien parler de l’amour, dans mon premier concours, enfin pour la finale de l’école (ndlr : avant de se qualifier pour le concours national), j’avais aussi pris le thème de l’amour avec le sujet « à table comme en amour, le changement donne du goût » et j’avais bien aimé le faire. Puis, quand j’ai passé les nationales, j’avais un peu regardé tout ce qu’il y avait, mais je me suis rapidement tourné vers le thème de l’amour parce que c’est quelques que j’aime bien traiter, car j’ai une bonne expérience là-dedans, on va dire, que ce soit positive comme négative, donc j’aime bien le traiter de différentes manières.

Pourquoi avoir participé à ce concours ?

Qu’est-ce que tu recherchais dans ce concours (en termes d’objectifs) ?

Je dirais le challenge et le fait de pouvoir faire passer un message. C’est une sorte de libération pour moi, d’exutoire. Dans un concours d’éloquence, tu traites de sujets qui te parlent. Particulièrement avec ce sujet, car je joue aussi au poker. J’aime le fait de transmettre un message bien plus profond que d’apparence. Les concours d’éloquence sont en général un reflet de la personnalité et dans mon cas, c’est un peu ça. J’aime bien dire des bêtises, mais à la fin, j’aime bien avoir un temps plus posé sur des sujets plus sérieux. 

Qu’est-ce que tu as appris pendant ce concours (sur toi, sur l’éloquence, etc.) ?

Que quand je me donne les moyens, je peux vraiment faire de grandes choses. Même si ça peut paraître pas grand-chose pour moi, c’est une superbe chose, j’en suis fier ! À la base, je ne partais pas en mode « vainqueur » et au final, on se prend au jeu. Moi, je suis plus de l’école « Je fais tout pour gagner, mais si je ne gagne pas, ce n’est pas grave. » Mais, dans tous les cas, je me donne à fond. 

Tu te voyais gagner ce concours ? 

À l’inverse de la finale avec l’école, où je voyais mes concurrents et je réalisais que j’avais des chances, pour le concours national c’était une découverte ! C’était l’inconnu et je ne savais pas où me placer. Pour moi, au vu des prestations, c’était impossible, le niveau était corsé. En plus on était deux à avoir pris ce sujet-là, l’autre est arrivée troisième, et mon coup de cœur de la soirée est arrivé deuxième, donc là je me suis dit « bon, c’est foutu » et au final, c’était moi le vainqueur ! 

Comment t’es-tu préparé à ce concours ? Comment as-tu rédigé ton discours ? 

J’ai plutôt une appréhension scolaire, comme en philo. Souvent, avant de commencer d’écrire le texte, j’ai une idée qui germe dans la tête, puis je rédige un ou deux paragraphes et je fais une espèce de plan de dissertation. Je brainstorming un peu les idées que je veux mettre dedans, puis je me lance. 

J’aime jouer avec les assonances, les allitérations, mixer les mots, jouer avec les syllabes pour faire des jeux de mots. J’adore ! Généralement, j’écris le mieux dans ma voiture au réveil, j’ai plus d’inspirations, ça vient comme des flashs.

Que dirais-tu pour motiver quelqu’un qui souhaite s’inscrire à un concours d’éloquence ? 

C’est un super exercice ! Ça apporte une confiance pour t’exprimer à l’oral et même en rédaction. C’est donc très utile. C’est une expérience très formatrice, à part et unique.

Quels conseils pourrais-tu donner pour un concours d’éloquence ?

Quels conseils donnerais-tu à un étudiant qui souhaiterait aussi passer le cap et s’inscrire à un concours d’éloquence ? 

Je lui dirais de ne pas se prendre la tête, de faire ça par plaisir avant tout. En général, quand on fait les choses, s’il n’y a pas de plaisir derrière, il n’y a pas de motivations. Donc oui, pourquoi pas se lancer un petit défi sans se prendre la tête. 

Comptes-tu en refaire ? 

Alors, je dois voir pour le Concours Cyrano, c’est une première cette année et les inscriptions sont finies donc à voir pour l’année prochaine. Mais sinon oui, je compte me réinscrire au concours d’Eduservices de mon école, ça, c’est sûr.

Qu’est-ce que représente pour toi cette victoire ?

Ça n’a pas changé grand-chose, c’est une fierté, je ne vais pas le nier, car remporter un concours, de manière générale, c’est une acceptation que les gens font de tes compétences et de tes qualités. Sur ce point-là, oui, ça fait plaisir d’avoir une reconnaissance et qu’il se dise « t’es bon dans ce que tu fais », même pour le CV, c’est bien !

Justement, on y vient, penses-tu que cette victoire te sera bénéfique pour ta carrière future ? 

Sans aucun doute, ça montre l’aisance qu’on peut avoir à l’oral et devant un public ! D’ailleurs, je suis parfois sollicité… cette interview par exemple et j’ai déjà eu des propositions pour jouer dans des pièces de théâtre ! Aussi, vu mon BTS NDRC, c’est hyper gratifiant et très valorisant. Ça ne peut être qu’un plus et un atout pour le recrutement.

Et pour la suite ?

Et tu as une idée de ce que tu aimerais faire plus tard ? 

Alors pas du tout, moi à la base, j’étais dans la gendarmerie et je suis en reconversion professionnelle. Donc l’objectif, c’est de finir mon BTS, je pense avoir trouvé ma voie, mais mes objectifs après le BTS, ce serait soit de partir à l’étranger dans un pays anglophone pour vraiment bien parler anglais et pourquoi pas faire du commerce international après. 

Avant de te quitter, j’ai un petit jeu à te proposer. Je te donne un mot et tu me dis directement les trois mots qui te viennent en tête en pensant à ce mot. Ça te dit ? 

Bien sûr.

Éloquence ?

Je vais dire parole, acting et travail.

Amour ?

Wow, amour, en seulement un mot ? C’est la plus belle chose qui arrive. Incroyable, beau et il faut que ce soit vrai.

Poker ?

Alors c’est plutôt bluff, mise et risques.

 

Désormais, plus d’hésitations possibles, si tu t’es déjà demandé : « pourquoi ne pas s’inscrire ? », saute le pas ! 

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