La procédure d’admission sur la plateforme Mon Master est désormais bien installée dans le paysage de l’enseignement supérieur. Chaque année, des milliers d’étudiants en troisième année de licence y déposent leurs candidatures pour intégrer un master à la rentrée suivante.
Une fois la phase d’admission lancée, les réponses des formations arrivent progressivement. Mais pour certains candidats, l’attente se prolonge, parfois sans aucune proposition positive. Si tu es dans cette situation en 2026, pas de panique : des solutions existent pour rebondir et éviter de te retrouver sans rien à la rentrée.
Tout comme sur sa grande sœur Parcoursup, il arrive que certains candidats se retrouvent placés sur liste d’attente ou n’aient pas encore reçu de réponse positive de la part des établissements. Si c’est ton cas, ne t’en fais pas. Il existe des solutions pour ne pas te retrouver sans rien au mois de septembre.
Mon Master : les listes d’attente évoluent en permanence
Les candidats formulent des vœux sur Mon Master pour les formations de leurs rêves entre le 17 février et le 16 mars 2026. Arrive ensuite la phase d’admission, lors de laquelle ces mêmes candidats reçoivent des réponses de la part des établissements. Pour chacune de leurs candidatures, les étudiants reçoivent une réponse parmi les trois suivantes : admis, en attente ou refusé.
La liste d’attente n’est pas une fatalité. Elle évolue en permanence. Nous te conseillons de ne pas perdre espoir avant la fin de la phase d’admission si certains de tes vœux sont placés en attente. Ça ne veut rien dire pour le moment.
Contrairement aux premières années de Mon Master, la plateforme prévoit désormais une phase complémentaire, durant laquelle de nouvelles opportunités peuvent apparaître. Des places peuvent ainsi se libérer bien après la phase principale.
Si tu n’as aucune réponse positive sur Mon Master, tu peux saisir le recteur de région académique
Si, malgré la phase principale et la phase complémentaire, tu n’as reçu aucune proposition d’admission, un recours existe.
Tu peux demander un accompagnement auprès du recteur de ta région académique. Cette démarche vise à aider les titulaires d’une licence qui se retrouvent sans solution, malgré des candidatures conformes aux attendus.
La saisine se fait via la plateforme Mon Master et doit être réalisée dans un délai limité après la réception de ton dernier refus (ou après l’obtention de ton diplôme de licence, si celui-ci est postérieur).
Attention : cette procédure est soumise à certaines conditions, notamment :
- avoir candidaté à un nombre suffisant de masters,
- avoir visé plusieurs mentions distinctes,
- avoir déposé des dossiers dans plusieurs établissements.
Il est donc important de ne pas attendre et de vérifier rapidement ton éligibilité.
Tu trouveras toutes les informations sur la plateforme de saisine à ce lien.
Il existe des formations hors Mon Master
Si jamais ta position sur les listes d’attente n’évolue malheureusement pas et que le recteur de région académique ne peut rien pour toi, ne t’en fais pas, d’autres formations sont disponibles en dehors de la plateforme Mon Master. Tout comme sur Parcoursup pour les plus jeunes, de nombreux établissements ne sont pas inclus dans la plateforme et te permettent d’accéder à leurs formations via une procédure d’admission indépendante. Parmi eux des écoles d’ingénieurs, de commerce, de communication, d’art, etc. Les possibilités sont multiples.
Nous te conseillons de te rapprocher des écoles qui pourraient t’intéresser pour savoir si elles disposent encore de places disponibles.
Il n’est pas trop tard pour candidater. Les dossiers peuvent être envoyés bien souvent jusqu’au mois de juillet et parfois même jusqu’au mois de septembre.
Attention, ces écoles (privées pour la plupart) ont un coût. Les frais de scolarité des établissements privés peuvent être élevés. Mais bonne nouvelle, des solutions sont envisageables pour pallier ces dépenses. Tu peux alors faire le choix de souscrire à un prêt étudiant pour financer tes études, de t’engager dans un cursus en alternance (auquel cas, l’école paye tes frais de scolarité), décrocher un job étudiant, etc.
Et pourquoi pas une année de césure ?
Enfin, si aucune des solutions précédentes ne te fait envie et que tu aimerais beaucoup prendre une année de pause, pourquoi ne pas envisager la césure ? Ce temps peut te permettre d’acquérir de l’expérience professionnelle avec un ou plusieurs stages, ou bien même de partir étudier à l’étranger. Plutôt tentant, non ?
Si l’année de césure de fait envie, nous te conseillons de te renseigner auprès de ton université pour connaître les conditions et les possibilités d’une année de césure.
Lire aussi : Année de césure : qui peut la prendre, quand et pour quoi faire
Démarrer dans la vie professionnelle
Si tu n’as pas d’option de master pour la rentrée prochaine, tu peux également faire le choix de t’orienter sur le marché du travail avec ton bac+3 en poche. Les postes auxquels tu pourras candidater ne seront pas nécessairement les mêmes que ceux vers lesquels tu t’orientais initialement avec ton master, mais il est tout de même possible de trouver un emploi avec une licence ou un BUT.







