PVT tout savoir

PVT : tout savoir sur le Programme Vacances-Travail

À lire dans cet article :

Tu as envie d’une expérience internationale, mais tu ne sais pas trop comment t’y prendre ? On te présente dans cet article le Programme Vacances Travail, (PVT), un dispositif parfait pour toi si tu souhaites partir à l’étranger en combinant à la fois expérience humaine et expérience professionnelle ! Conditions requises pour partir, destinations possibles, prix, avantages, etc. : découvre tout ce que tu dois savoir à son sujet.

PVT : qu’est-ce que c’est ?

Le Programme Vacances-Travail (PVT), (aussi appelé Visa « Vacances-Travail ») est un programme qui s’adresse aux jeunes Français allant de 18 à 30 ans (35 ans pour l’Argentine, l’Australie et le Canada) qui ont envie de partir pour vivre une expérience à l’étranger à des fins touristique et culturelle, mais également professionnelle. Effectivement, ce visa donne la possibilité de travailler sur place pour avoir un complément financier.

En d’autres termes, ce visa, mis en place entre la France et plusieurs pays partenaires, est très utile pour les jeunes qui souhaitent partir à l’étranger, mais qui ont peur de ne pas avoir assez de budget pour se permettre une expatriation sur une longue durée. Une super alternative !

Durée d’un PVT

Le PVT peut-être utilisé pour une durée de plusieurs mois à un an (maximum). Ce qui te laisse alors suffisamment de temps pour t’acclimater à la culture du pays, visiter les différentes villes, rencontrer des habitants et surtout améliorer ton niveau de langue. Puis, il s’agit surtout d’une année sans soucis administratifs où tu peux combiner, à ta guise, vacances et travail. D’où l’appellation de visa « Vacances-Travail ». Une opportunité à saisir !

Renouvellement d’un PVT

Attention, il n’est pas possible de renouveler son PVT au sein d’un même pays (sauf à titre exceptionnel). Par contre, il est tout à fait possible de cumuler les PVT dans des pays différents. Autrement dit, si tu souhaites rester dans ton pays d’accueil après ton PVT, la seule solution pour toi est de changer de visa. Impossible de refaire un PVT. Mais, si tu veux continuer en enchaînant sur un PVT dans un autre pays, c’est tout à fait possible ! Les PVT sont donc non renouvelables, mais cumulables. Chouette, non ?

À noter : il est aussi possible de multiplier les demandes. Donc, si tu souhaites maximiser tes chances de partir et faire une demande de PVT pour plusieurs pays en même temps, il n’y a pas de soucis ! Par la suite, à toi de faire le choix final de destination afin de libérer les places disponibles dans les autres destinations.

Lire aussi : Le visa vacances-travail, qu’est-ce que c’est ?

Comment faire sa demande de PVT ?

Si tu souhaites faire une demande de visa « Vacances-Travail », sache que tout se fait via les Ambassades. En fonction de l’Ambassade du pays que tu souhaites rejoindre, la demande peut se faire en ligne (c’est par exemple le cas de PVT pour l’Australie et le Chili), ou sur place (comme pour les PVT au Mexique ou le Brésil).

On te conseille de faire ta demande en avance pour pouvoir anticiper les éventuels quotas. Pour certains pays, comme le Mexique ou l’Uruguay, le nombre de places reste en effet très limité.

Où aller avec un PVT ?

La France a conclu cet accord bilatéral avec quinze pays différents situés aux quatre coins du monde :

  • L’Argentine
  • L’Australie
  • Le Brésil
  • Le Canada
  • Le Chili
  • La Colombie
  • La Corée du Sud
  • L’Équateur
  • Hong Kong
  • Le Japon
  • Le Mexique
  • La Nouvelle-Zélande
  • Le Pérou
  • Taïwan
  • L’Uruguay

Les quotas par destinations

Mis à part pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande, chaque année, les places sont limitées pour intégrer ce programme, très convoité. Pour te rendre mieux compte de tes chances de partir dans le pays de tes rêves, voici le nombre de places disponibles à date (mise à jour en janvier 2024 sur France Diplomatie).

  • L’Argentine : 1 500 places
  • Le Brésil : 500 places
  • Le Canada : 7 000 places
  • Le Chili : 400 places
  • La Colombie : 400 places
  • La Corée du Sud : 2 000
  • L’Équateur : 300 places
  • Hong Kong : 750 places
  • Le Japon : 1 800 places
  • Le Mexique : 300 places
  • Le Pérou : 300 places
  • Taïwan : 500 places
  • L’Uruguay : 300 places

À noter : des places peuvent être ajoutées au fur et à mesure de l’année en fonction des pays.

Les conditions à avoir pour partir en PVT

Tu t’en doutes, il y a des conditions requises pour être éligible au visa « vacances-travail ». Tu dois alors :

  • Avoir entre 18 et 30 ans révolus (35 ans pour l’Argentine, l’Australie et le Canada) à la date du dépôt de demande de visa
  • Ne pas avoir déjà effectué de PVT dans le pays en question
  • Être titulaire d’un passeport français en cours de validité
  • Ne pas être accompagné(e) d’enfants à charge
  • Avoir un certificat médical à disposition qui atteste d’un bon état de santé. Certains pays exigent un certificat médical ou de remplir un questionnaire
  • Justifier d’être bien assuré(e) d’une assurance privée qui couvre tous les risques liés à la maladie, la maternité, l’invalidité, l’hospitalisation et le rapatriement durant toute la durée du séjour
  • Avoir un billet retour ou disposer de ressources suffisantes pour acheter un billet de retour et subvenir à ses besoins au début du séjour (le montant varie d’un pays à l’autre)

Aussi, certaines conditions varient d’un pays à l’autre. Alors que des pays exigent un extrait de casier judiciaire, ou encore un certificat médical, d’autres vont te demander de remplir un questionnaire, une lettre de motivation, voire un CV. Tu l’auras compris, tout dépend du pays choisi, mais assure-toi bien que tout soit bien ok à ce niveau-là 😉

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PVT : niveau finance, ça se passe comment ?

PVT : un visa payant ?

Le PVT n’est pas obligatoirement un visa payant. Encore une fois, cela dépend du pays dans lequel tu souhaites te rendre. Voici juste pour toi le montant du PVT pays par pays !

  • Argentine : gratuit
  • Australie : environ 640 $AU (soit environ 390€)
  • Brésil : gratuit
  • Canada : environ 357 $CA (soit environ 245€)
  • Chili : environ 115 euros
  • Colombie : gratuit
  • Corée du Sud : gratuit (mais des frais de 60€ doivent être payés au préalable)
  • Équateur : gratuit
  • Hong Kong : 230 $HK (soit environ 27€)
  • Japon : gratuit
  • Mexique : environ 35 euros
  • Nouvelle-Zélande : 455 $NZ (soit environ 258€)
  • Pérou : gratuit
  • Taïwan : entre 95 ou 142€ (selon ton empressement)
  • Uruguay : 60€

Budget à prévoir avant son arrivée

Pour que tu saches plus ou moins combien d’argent tu as besoin de mettre de côté pour garantir ton départ dans un des pays accessibles en PVT, sache qu’il te faut aux alentours de :

  • Argentine : environ 2 500 €
  • Australie : environ 3 000 € (5 000 $AU)
  • Brésil : 2 500 €
  • Canada : environ 1 700 € (2 500 $CA)
  • Chili : environ 2 500 €
  • Colombie : environ 2 250 €
  • Corée du Sud : environ 2 250 €
  • Équateur : environ 2 250 €
  • Hong-Kong : environ 2 900 € (25 000 $HK)
  • Japon : environ 3 100 €
  • Mexique : environ 2 500 €
  • Nouvelle-Zélande : environ 2 500 €
  • Pérou : environ 2 500 €
  • Taïwan : environ 2 100 €
  • Uruguay : environ 2500 €

Effectivement, le montant minimal des ressources est fixé chaque année par les États signataires de l’accord. Il peut donc varier d’une année à l’autre.

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Les avantages de partir en PVT

Le PVT possède de grands avantages pour toutes les personnes désireuses de partir à l’étranger : (liste non exhaustive)

  • Il est accessible à tous. Le PVT ne dépend ni de ton niveau d’études, ni de ton niveau de langue ou de tes diplômes. Tu n’es pas obligé(e) d’y aller en ayant un projet d’avenir, voire plus, tu ne dois témoigner d’aucune motivation particulière, mise à part « kiffer » : ce qui est extrêmement rare. De manière générale, les expériences à l’étranger se font surtout au travers de facteurs scolaires et professionnels, et demandent de bons niveaux de langue, etc. En plus, le PVT est ouvert à une large tranche d’âge : de ta majorité à tes 30 ans (voire 35 ans pour certains pays).
  • Il te permet d’apprendre/améliorer une langue. Évidemment, en passant une année complète au sein d’un pays dont la langue n’est pas le français (à l’exception du Québec 😏), tu vas progresser à vitesse grand V. Surtout si tu travailles dans cette langue. Alors, n’hésite pas, c’est un super moyen pour revenir bilingue !
  • Il est (plus ou moins) facile à obtenir. Tu l’as remarqué au cours de l’article, finalement, les conditions d’éligibilité ne sont pas très sélectives et le processus d’acceptation est assez simple. Alors, motive-toi !
  • Il permet de financer ton voyage. Pouvoir travailler quand tu le souhaites est un réel avantage ! Imagine-toi un peu… 3 mois de full tourisme et hop, évidemment, tu n’as plus trop de sous… Donc tu te cales 1 mois pour taffer dans une auberge, des vignes, un café, du baby-sitting, etc. Tu « renfloues les caisses » puis rebelote : 2 mois de kiff à barouder à droite, à gauche : la vie de rêve, non ? C’est l’unique visa qui te permet de combiner les deux, alors profites-en !
  • Il permet de découvrir le pays avant de t’y expatrier. Tu as une idée qui te trotte dans la tête depuis un moment : partir vivre au Canada. Mais difficile de tout plaquer pour un pays dans lequel, finalement, tu n’as jamais été : Va-t-il réellement te plaire ? Les coutumes ? La culture ? Le climat ? Y aller « en repérage » pendant un an c’est parfait ! Tu pourras alors avoir une première vraie expérience dans le pays, y vivre pendant les 4 saisons, voir si le mode de vie te correspond, etc. Une première étape avant le « grand bain ».

Mais, on travaille dans quoi en PVT ?

Souvent, on entend que travailler en PVT, c’est faire des petits « jobs » alimentaires sans trop de valeur ajoutée pour ta carrière professionnelle une fois de retour en France. Alors, oui, majoritairement, les « PVTistes », comme ils sont appelés, sont amenés à faire des petits jobs (serveur, baby-sitter, travail dans les champs ou dans les fermes, professeur de français, accueil dans une auberge, etc.), mais en même temps, ce sont ces jobs qui collent avec leur ambition : se faire de l’argent rapidement pour mieux repartir par la suite. Mais, si ton ambition est toute autre, sache qu’il est possible de travailler dans des structures davantage en cohérence avec tes compétences et tes projets d’avenir !

Tu l’auras compris, en PVT, chacun est libre de faire ce qu’il veut de son temps ! Alors, tu peux travailler où tu le souhaites ! Néanmoins, reste vigilant(e), car certains pays posent quelques limites en matière d’emploi (volume horaire, durée et domaine de l’emploi).

Après lecture de cet article, on espère que tu comptes bien faire une demande de PVT. Alors, tu pars où ?

Lire aussi : Comment trouver un job étudiant ?

5 conseils pour un PVT réussi

Voici 5 conseils que tu peux mettre à profit pour réussir ton PVT

Vérifier la validité de ton passeport avant d’initier quoi que ce soit

Effectivement, c’est le béa-ba avant de commencer n’importe quelles démarches administratives pour partir en PVT. Si ton passeport ne couvre pas la totalité de ton séjour à l’étranger, tu risques d’être bien embêté(e). Dans ce cas, n’hésite pas à faire une demande de renouvellement avant même ton départ pour être sûr(e) d’être 100% tranquille une fois sur place. 

Faire un check-up « bilan santé » avant ton départ 

Tu vas le voir en voyageant un peu, mais ce que qu’on est chanceux d’être français(e) pour tout ce qui touche à la santé ! Chez nous, se soigner c’est (la majeure partie du temps) gratuit. Alors autant en profiter ! Avant de partir, il est très important de s’assurer que tout aille bien au niveau santé : médecin généraliste, dentiste, ophtalmologue, ORL, gynécologue, etc. 

C’est le moment de faire un gros bilan. Déjà pour partir rassuré(e), mais aussi pour éviter de le faire sur place. Tu le verras sûrement, mais dans beaucoup d’autres pays, prendre soin de soi est loin d’être donné à tout le monde.

Partir avec une assurance

Eh oui, même si on est jeune et en pleine forme, il faut aussi savoir être prévoyant(e) ! Partir en PVT c’est surtout vivre durant plusieurs mois (voire des années) dans un pays lointain. Que tu le veuilles ou non, tu ne sais pas ce qu’il peut se passer là-bas ! C’est aussi ça l’aventure PVT. Mais, dans ce genre de situation, il « vaut mieux prévenir que guérir », comme dirait mamie, et « blinde-toi en assurance », comme dirait maman.

Investis dans une bonne assurance prenant en charge l’intégralité des soins médicaux et d’hospitalisation, l’assistance au rapatriement, la perte de bagage, etc. C’est toujours lorsqu’on ne l’a pas, qu’il nous arrive un pépin.

Faire une procuration sur ton compte bancaire à un proche

Ça peut s’avérer très utile si tu rencontres un problème financier une fois sur place. L’heureux(se) élu(e) pourra alors de manière bien plus rapide et facile régler le souci. 

Autre petite astuce finance, mais pour retomber sur tes pattes en cas d’oubli, de perte ou de vol de ta carte bancaire, on te conseille de partir avec deux cartes différentes (voire trois pour les plus tête en l’air). Une que tu gardes toujours sur toi, et l’autre que tu sors un peu moins souvent. Toujours le même proverbe : « Vaut mieux prévenir que guérir ». Tu peux aussi te renseigner sur place pour ouvrir un compte bancaire, ça peut être la solution la plus pratique.

Emporter avec soi une copie des papiers importants

Eh oui, toujours la même chose, c’est quand on n’y pense pas que les soucis administratifs arrivent et qu’on n’est jamais trop à l’abri d’un vol, d’un oubli ou d’une perte. C’est pourquoi on te conseille de partir avec tes documents originaux (de toute façon, tu n’as pas le choix). Mais fait également des photocopies de ton passeport, ta confirmation de visa, tes diplômes, ton permis, ton CV, etc. Et pars avec. Tu peux même tout mettre sur une clé USB et prendre la clé USB avec toi pour tout avoir sous le coude si jamais. D’ailleurs, pour le permis, regarde avant de partir si tu as besoin d’un permis international, auquel cas, il faut que tu fasses les démarches pour le passer.

Désormais, ça devrait être bon. Tu es bel et bien paré(e) à t’envoler vers de nouveaux horizons ! Bon vent 😉

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