Aujourd’hui diplômé de Centrale Lyon, Zach se confie à AuFutur sur ses deux ans et demi en CUPGE, filière peu connue entre prépa et université, suivie en Nouvelle-Calédonie entre 2018 et 2020. Une expérience parfaitement en phase avec son profil et ses aspirations à la sortie du lycée.
Son expérience en CUPGE
À la fin du lycée, je pensais m’orienter vers une licence de Physique-Chimie, et devenir enseignant-chercheur – plutôt enseignant d’ailleurs. Mais mon entourage m’a encouragé à choisir un cursus plus exigeant car j’en avais les capacités. Donc je suis allé en CUPGE, qui était un bon compromis : on obtient une équivalence en L3 à la fac en Physique-Chimie ou Maths (avant mon année, c’était seulement une L2), et en même temps, on passe les concours des écoles d’ingénieurs post-prépa.
La CUPGE, c’est quoi exactement ?
La Classe Universitaire Préparatoire aux Grandes Écoles (CUPGE) est une filière sélective proposée par certaines universités. Elle combine l’exigence d’une classe prépa avec le cadre et les ressources de la fac.
Tu suis un volume horaire renforcé et un rythme soutenu, tout en validant des crédits ECTS. Tu peux ainsi préparer des concours ou des admissions en école, sans fermer la porte à une poursuite d’études à l’université.
La CUPGE est donc une voie hybride : plus encadrée qu’une licence classique, mais intégrée au système universitaire. Une option intéressante si tu veux garder plusieurs possibilités ouvertes après le bac.
Trouver sa voie après la CUPGE
Au cours de ces trois années, mon envie de passer un doctorat et l’agrégation a laissé place à celle de devenir ingénieur. J’ai vite compris que réussir l’agrégation demandait une vraie passion et de se spécialiser ensuite, alors que je voulais rester généraliste et ne pas m’engager dans de longues années d’études sur des sujets trop pointus. Et puis le métier d’ingénieur est bien plus stable et attractif financièrement. C’est par la suite la voie que j’ai choisie : aujourd’hui je suis dans le conseil en énergie, et je n’ai pas de regrets !

Passer les concours depuis la Nouvelle-Calédonie
Une période qui m’a vraiment marqué a été celle des concours : les épreuves étant synchronisées avec la France, j’ai passé mes trois semaines de révisions à me réveiller à 17h et me coucher à 6h du matin ! Je partais le soir à la bibliothèque ou dans des salles de l’université, et je travaillais toute la nuit, parfois seul, parfois avec les cinq autres étudiants de ma promo. Pour moi qui suis plutôt lève-tard, ça n’a pas été trop difficile, et ça reste un sacré souvenir !
La CUPGE, alternative à la prépa pour entrer en école
La CUPGE n’est pas une filière très connue en Nouvelle-Calédonie, encore moins que la prépa. Je faisais partie de la deuxième promotion (sans compter la « promo zéro » expérimentale) ; de 20 étudiants en première année, nous n’étions plus que 6 à passer les concours. Donc on était parfois deux en cours, chacun suivant ses propres spécialités. On avait la chance d’avoir une très bonne ambiance, sans aucun esprit de compétition.
Avec le recul, et même déjà à l’époque, je savais que ce cursus était le bon « créneau » pour moi : au lycée, j’étais assez autonome, et plutôt que d’aller en prépa où l’ambiance reste assez scolaire, et le rythme très cadré, en CUPGE, si tu ne veux pas aller en CM, libre à toi. Et puis les locaux de l’université étaient plus modernes que ceux des prépas, ce qui, mine de rien, compte vraiment quand on y passe tout son temps.
Entre la Nouvelle-Calédonie et la France à Centrale Lyon
J’ai intégré Centrale Lyon à la suite des concours, et j’y ai passé de très bonnes années. Sur le plan social, le cursus est très bien fait pour s’intégrer rapidement. Je n’ai pas senti de décalage avec les étudiants sortis de prépa ; au contraire, mon parcours était plutôt perçu positivement. Mais j’ai quand même bien ramé sur le plan académique la première année : il y avait un vrai écart de niveau entre la France et la Nouvelle-Calédonie, pas tant sur le contenu qu’au niveau de la méthodologie. Par la suite, l’année de césure m’a permis de lever le pied, de sortir de cette bulle un peu spéciale de l’école ; c’est une année qui m’a beaucoup apporté.







