L’ESSCA School of Management a inauguré début février, devant la presse, son nouveau campus à Málaga, en Espagne. Présente dans la ville depuis 2023, l’école franchit avec cette ouverture une étape supplémentaire dans le déploiement de sa stratégie internationale, centrée sur l’Europe. Le site andalou s’inscrit dans un réseau de dix campus répartis entre la France, l’Europe et la Chine, et accompagne une évolution plus large de ses programmes à partir de 2026.
Un campus rénové au cœur du centre historique de Málaga

Le campus de Málaga est installé dans un ancien couvent, à quelques minutes à pied du centre historique. Avant d’accueillir des étudiants, le bâtiment a connu plusieurs vies, dont celle de conservatoire de musique. Aujourd’hui réhabilité, il a conservé son cachet d’origine, avec des volumes et une atmosphère qui tranchent avec l’image standardisée que l’on peut parfois associer aux campus neufs.
Sur un peu plus de 3 200 m² répartis sur plusieurs niveaux, le site abrite douze salles de cours et s’organise autour d’un atrium central couvert. Un espace qui structure naturellement la vie du campus, un lieu de passage autant qu’un point de rencontre, où l’on se croise entre deux cours ou lors d’événements académiques.
Autour de cet espace central, le campus propose des lieux de travail, des zones plus informelles et des espaces dédiés à la vie étudiante. L’ensemble est lumineux, calme et assez agréable pour donner envie d’y rester, de travailler sur place ou d’échanger après les cours. Le contraste avec l’animation du centre-ville, tout proche, renforce ce sentiment de respiration.
À terme, le site est conçu pour accueillir jusqu’à 500 étudiants, avec une montée en charge progressive des formations, au rythme du développement du campus.
Pourquoi l’ESSCA a-t-elle choisi Malaga pour implanter son nouveau campus ?
Málaga n’a pas été choisie au hasard. Lors de la conférence de presse, la direction de l’ESSCA a rappelé sa volonté de renforcer son développement international en Europe, dans un espace académique homogène et compatible avec le système LMD, afin de faciliter les mobilités étudiantes. Une logique européenne assumée, loin d’une dispersion géographique tous azimuts.
L’Espagne s’est imposée naturellement, puis Málaga, ville accessible, attractive pour les étudiants internationaux et encore peu marquée par la concurrence des grandes écoles de management. Depuis 2023, près de 1 000 étudiants ont déjà été accueillis sur le site, dans le cadre de mobilités internationales, de semestres à l’étranger ou de programmes courts.
Aujourd’hui, le campus accueille des étudiants du Bachelor en Management International, ainsi que des élèves du Programme Grande École en mobilité. Une fréquentation encore largement tournante, qui donne au site une atmosphère de carrefour académique, plus que de campus figé. Málaga s’installe ainsi comme une étape structurante du parcours ESSCA, au croisement des trajectoires françaises et internationales.
Pour en savoir plus sur le Bachelor en Management International de l’ESSCA
Le Bachelor en Management International (BMI) de l’ESSCA est un diplôme visé bac+3, conférant le grade de licence. Il s’adresse aux étudiants souhaitant suivre un parcours généraliste en management, avec une forte dimension internationale dès les premières années.
- Durée : trois ans
- Langue d’enseignement : français ou anglais selon les campus et les parcours
- Possibilité d’étudier à l’étranger dès la première année à partir de 2026
- Parcours « trois ans, trois pays » possible au cours du cursus
- Spécialisations en troisième année, dont finance, développement commercial international, ou encore intelligence artificielle, data et cybersécurité
Le programme combine enseignements académiques, expériences à l’international et périodes de stage, avec un accompagnement dédié pour les mobilités et l’installation à l’étranger.
À Malaga, une autre façon d’étudier pour les étudiants de l’ESSCA

Pour Emma Poussereau, étudiante en première année du Bachelor en Management International de l’ESSCA, Málaga marque une première sortie du cadre. À la sortie du baccalauréat, elle rejoint le campus sans idée très précise de ce qui l’attend. Sur place, elle découvre une promotion volontairement réduite, une vingtaine d’étudiants seulement, venus de plusieurs pays. Très vite, l’anglais s’impose comme la langue du quotidien, aussi bien en cours que dans les échanges informels.
Le rythme des études ne la dépayse pas vraiment. Entre vingt et trente heures de cours par semaine, l’organisation reste proche de celle des campus français. Ce sont plutôt les relations humaines qui changent la donne. Les échanges avec les enseignants sont plus directs, les professeurs accessibles, appelés par leur prénom. Une proximité qui installe une atmosphère de travail plus détendue, sans pour autant alléger les exigences académiques.
En dehors des cours, Emma vit seule dans un appartement à Málaga, pour un loyer d’environ 1 000 euros par mois. Le logement pèse dans le budget, mais elle souligne un coût de la vie globalement plus abordable qu’en France. Et puis, il y a la ville, bien sûr. Sa situation permet de s’échapper facilement le temps d’un week-end, de rejoindre Séville ou Grenade, et de découvrir l’Andalousie au fil du semestre.
Même tonalité chez Kate Chartouny, elle aussi en première année de Bachelor. Installée à Málaga depuis plusieurs années, elle a choisi l’ESSCA pour la dimension internationale du programme et la diversité des profils dès la première année. Dans sa classe, la taille réduite des groupes favorise les échanges, en cours comme en dehors. La suite du parcours reste ouverte. Elle envisage un master, sans calendrier arrêté, en France ou à l’international, portée par une expérience déjà largement tournée vers l’ailleurs.
À l’ESSCA, un parcours continu malgré la mobilité internationale
Du côté des enseignants, le changement de pays ne modifie pas le cadre académique. À Málaga, les cours s’inscrivent dans la même trame que sur les campus français. Marc Prieto, professeur d’économie à l’ESSCA, intervient sur place lors de semaines intensives. Les contenus, les attendus et les méthodes sont identiques à ceux proposés à Paris.
La différence se joue ailleurs. Elle tient surtout à la composition des groupes, très internationaux, avec des étudiants venus d’horizons et de parcours variés. Cette diversité influe sur la dynamique de classe, sans transformer le fond des enseignements. Pour le Bachelor, les cours sont intégralement dispensés en anglais. Il n’existe pas, à ce stade, de parcours en espagnol.
Les enseignements sont assurés en grande majorité par des professeurs permanents de l’ESSCA, qui circulent entre les campus. Une manière de préserver une continuité pédagogique, tout en laissant à chaque site sa propre atmosphère.
À partir de 2026, l’international dès les premières années à l’ESSCA
L’inauguration du campus de Málaga ne vient pas seule. Elle s’inscrit dans un moment de transformation plus large des formations proposées par l’ESSCA. À partir de septembre 2026, la première année du Bachelor en Management International pourra être suivie sur l’ensemble des campus internationaux de l’école, dont Málaga. Une évolution qui permet désormais de commencer ses études supérieures à l’étranger, dès l’entrée dans le cursus.
Le Bachelor se redessine également en fin de parcours. De nouvelles spécialisations de troisième année font leur apparition, notamment en finance et en développement commercial international. À Málaga, une option tournée vers l’intelligence artificielle, la data et la cybersécurité viendra compléter l’offre existante, en écho à l’écosystème économique local et aux évolutions des métiers du management.
Le Programme Grande École suit la même logique d’ouverture progressive. Son cycle master continuera de se déployer à l’international, avec une implantation prévue à Málaga à partir de 2027. Une montée en puissance par étapes, qui accompagne le développement du campus sans en bouleverser l’équilibre.
Málaga, une ville qui se prête naturellement aux études
Sans en faire un argument central, le cadre compte. Málaga est une ville agréable à vivre, bien connectée, animée sans être étouffante, et particulièrement accueillante pour des étudiants venus de l’étranger. Le campus, situé à proximité immédiate du centre historique, s’insère naturellement dans ce décor, entre ruelles anciennes et vie urbaine contemporaine.
L’ensemble crée un équilibre assez juste. Un environnement suffisamment stimulant pour donner envie de s’installer, mais sans l’effervescence permanente de certaines grandes métropoles étudiantes. Le campus, par son architecture et sa localisation, participe pleinement à cette impression.
Reste désormais à observer comment le site évoluera dans les années à venir, à mesure que les effectifs augmenteront et que de nouveaux programmes s’y ancreront. Pour l’heure, Málaga apparaît moins comme une simple escale académique que comme un point d’ancrage durable du dispositif international de l’école.
Crédit photos : ESSCA School of Management, ©Angel_SALAS.







