Pourquoi choisir une école de commerce après le bac ?  Le témoignage d’Alisson, diplômée d’emlyon

Pourquoi choisir une école de commerce après le bac ?

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Après avoir consacré une grande partie de sa vie au basket de haut niveau, Alisson a dû repenser son avenir au moment d’entrer dans l’enseignement supérieur. Diplômée du Global BBA d’emlyon, elle revient sur son parcours, les enseignements qu’elle a tirés de l’école et la manière dont cette expérience l’a aidée à construire son projet professionnel.

Du basket de haut niveau à l’école de commerce 

Pourquoi choisir une école de commerce après le bac ?  Le témoignage d'Alisson, diplômée d'emlyon

Peux-tu te présenter rapidement ?

Je m’appelle Alisson et j’ai été diplômée du Global BBA d’emlyon en 2019. Après ces quatre années d’étude, j’ai poursuivi par un master au sein de l’IAE d’Aix-en-Provence. J’ai ensuite travaillé pendant 5 ans dans un cabinet de conseil et, depuis maintenant 6 mois, j’ai rejoint le cabinet de conseil Onepoint.

Quel type d’élève étais-tu ?

Je dirais que j’étais une élève ordinaire, j’avais 13/14 de moyenne, mais je détestais les matières scientifiques. Je m’exprimais déjà beaucoup à cette période, j’aimais prendre la parole. J’ai fait du basket à haut niveau pendant 20 ans en parallèle de ma scolarité. L’école me motivait très peu, mais en maintenant mes notes, mes parents me laissaient pratiquer le basket. Après le lycée, je me suis blessée et j’ai fait une grosse remise en question. C’est très difficile d’être sportive de haut niveau, donc je devais choisir entre faire des études supérieures, ou y renoncer pour consacrer ma vie au basket. C’est là que j’ai arrêté le basket, pour me consacrer à mes études. 

Avais-tu déjà une idée précise de ce que tu voulais faire plus tard ?

Toute ma vie tournait autour du basket. Pour moi c’était clair, j’allais en faire mon métier. Quand j’ai réalisé que ça n’allait pas être le cas, j’étais complètement perdue. Tout ce que je savais, c’est que je voulais être dans un environnement qui me permette de faire des rencontres, et où le collectif est très présent. Mon passif de sportive m’a évidemment inculqué les valeurs du collectif et c’était primordial pour moi de retrouver ça dans le monde du travail. J’ai aussi réalisé que je ne me connaissais que dans le contexte du sport. Il fallait que je découvre qui j’étais avant de m’engager dans un métier précis. Je me suis questionnée, j’ai défini ce que j’aimais et de quoi j’avais besoin et c’est ce qui m’a amenée vers des études en école de commerce. 

Quel parcours as-tu suivi avant d’intégrer emlyon ?

Au lycée, j’ai passé un BAC ES, spé maths, même si je n’aimais pas ça. J’étais en section bilingue à Lyon, donc la moitié des cours étaient en français et l’autre en anglais. Après le bac, j’ai directement intégré un BBA en 4 ans, plutôt que de passer par la prépa. 

À quel moment as-tu commencé à envisager une école de commerce ?

C’était au moment où je me posais des questions. J’ai commencé à en parler autour de moi, à mes parents, mes amis, ma sœur… Durant ma prospection, je ne voulais pas savoir quels types de métiers ils faisaient, mais plutôt quels chemins ils avaient pris pour en arriver là. Ça m’a aidé à déterminer ce que j’aimais, comment j’amais travailler…  C’était important pour moi que mon métier ait un sens et un impact positif, c’est d’ailleurs ce qui m’a menée au développement durable. Je voulais du contact humain, faire du sport, avoir une vie sociale. Pour moi, la prépa, par exemple, ce n’était pas possible. En parlant de toutes mes envies, mes proches qui étaient à emlyon m’ont conseillé d’intégrer cette école. C’était assez évident à la fois pour eux comme pour moi. N’ayant pas de métier en tête, l’école de commerce était la meilleure option, parce qu’on touche à tout et qu’on est là pour découvrir.

Avant d’intégrer emlyon, avais-tu en tête des clichés ou des idées reçues sur les écoles de commerce ?

Bien sûr, j’avais pas mal d’idées reçues, telles que : tu paies ton diplôme, tu as très peu de cours par jour, c’est des écoles de fêtards… J’avais aussi la sensation que ces écoles étaient réservées aux étudiants brillants, puisque tu l’intègres sur concours. J’avais envie de sortir de ce côté élitiste qu’on nous inculque, de l’idée que la voie royale au lycée, c’est le bac scientifique et les mathématiques, et que même pour une école de commerce, c’est nécessaire. Je pensais que les études en école de commerce étaient très tournées vers la finance et qu’on allait faire plein de maths, alors qu’en fait, pas du tout. On acquiert énormément de connaissances humaines et dans le management, des domaines que je n’avais même pas envisagés.

Qu’est-ce qui a fini par te convaincre de te lancer ?

Ce qui m’a convaincue, ce sont les portes ouvertes des écoles. Bien sûr, mes proches m’ont orientée vers emlyon, mais j’ai comparé plusieurs écoles avant de décider que ce serait celle-ci. J’ai été conquise par l’énergie, l’ambiance, les étudiants derrière leur stand… Je me suis tout de suite sentie super à l’aise durant la journée portes ouvertes. Ils avaient un discours honnête, les ambassadeurs me parlaient à la fois des points positifs et des points négatifs de leur école, et c’est ce côté humble et humain qui m’a convaincue. J’ai passé des concours pour différentes écoles, mais mon choix était déjà fait. 

Comment emlyon aide ses étudiants à trouver leur place 

Comment se sont passés tes débuts à emlyon ?

Avec le sport et le basket, je n’avais pas connu le côté un peu festif et sociable des études… Je suis vraiment arrivée dans un nouveau monde. L’école proposait beaucoup de cours, on pouvait vraiment choisir tout ce qu’on voulait. C’était un véritable terrain de jeu, autant au niveau de l’ambiance et des espaces d’aménagement qu’au niveau des cours. J’étais un peu impressionnée au début. J’ai ensuite découvert des professeurs très investis et des cours de qualité, avec un niveau assez élevé. J’ai très vite dû m’adapter. J’ai toujours eu une bonne mémoire, donc au lycée, j’apprenais juste par cœur et ça passait. Là, ça ne marchait plus, car on avait des cours pour développer notre esprit critique. J’ai dû tout réapprendre. On m’a inculqué le côté leadership, management, à avoir confiance en moi et en mes capacités. C’était très porté sur les soft skills, sans oublier la technique. 

Qu’est-ce qui t’a le plus marquée pendant tes études ?

Pour moi, c’est l’ouverture d’esprit. On arrive tous avec notre personnalité propre, mais on nous pousse vraiment à devenir qui on est. On est confrontés à des cultures différentes, à des personnalités différentes et on est obligés de travailler tous ensemble. Professionnellement, ça m’a beaucoup aidée. Même les matières scientifiques, avec ce nouvel apprentissage, c’était devenu plus simple.

Y a-t-il un projet, une expérience ou une rencontre qui a particulièrement compté pour toi ?

J’ai découvert la comptabilité à emlyon au deuxième semestre de ma deuxième année. À l’époque, je râlais beaucoup parce que je n’aimais pas du tout ça. Mon professeur s’est rapidement rendu compte que j’étais en difficulté, surtout parce que je n’étais pas motivée. Un jour, à la fin d’un cours, il m’a demandé de lui expliquer ce qui n’allait pas.

Au-delà de son rôle d’enseignant, il a pris le temps de m’accompagner. En plus de sa casquette de prof, il m’a vraiment coachée. Il a cherché à comprendre comment me faire passer d’une matière que je n’aimais pas à quelque chose auquel je pouvais me raccrocher. Comme j’ai une mémoire très visuelle, il dessinait beaucoup et transformait parfois ses cours en véritables pièces de théâtre. Finalement, j’ai adoré ses cours. Je ne voulais plus en manquer un seul. Même si je n’aimais toujours pas particulièrement la comptabilité, j’y allais pour l’expérience d’apprentissage. Avec le recul, c’est l’une des plus belles expériences de pédagogie que j’ai vécues.

En quoi emlyon t’a aidée à construire ton projet professionnel ?

Je dirais surtout grâce au réseau. Les professeurs, le réseau alumni, mais aussi toutes les personnes que j’ai rencontrées pendant mes études. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai trouvé mes stages et mes alternances. Dès les premiers semestres, on nous met avec des personnes qu’on ne connaît pas. On apprend à découvrir différentes personnalités, différentes cultures et à travailler ensemble pour faire avancer un même sujet. Ça a beaucoup changé ma vision du travail, notamment sur la façon dont on motive, dont on manage et dont on embarque les équipes dans un projet. C’est quelque chose qui m’a énormément aidée. Je trouve que ça nous donne aussi de vraies bases pour la suite, pour réfléchir à ce qu’on a envie de faire plus tard. 

Est-ce que tes études ont changé ta vision du monde du travail ou de toi-même ?

Oui, ça m’a énormément fait grandir. Pour moi, c’est plus qu’un diplôme, c’est une expérience de vie humaine. D’ailleurs, si je pouvais continuer à faire des études, je le ferais. Ça m’a beaucoup poussée dans l’affirmation de moi. Aujourd’hui, je peux manager des équipes, mais j’ai la sensation de l’avoir toujours fait. Au lycée, prendre de la place pouvait parfois être un problème, alors qu’à emlyon, on m’a toujours encouragée à le faire. Ça m’a beaucoup apporté sur les questions de confiance en soi et d’affirmation.

Professionnellement, ça m’a aussi appris l’exigence. On travaille sur des problématiques réelles, on doit rendre des livrables à des chefs d’entreprise et répondre à de vraies attentes. L’école nous apprend cette exigence, mais aussi la compréhension de l’autre et de l’entreprise. Et sur le monde en général, ça m’a permis de découvrir des sujets sur lesquels je n’avais aucune connaissance. Ça m’a sensibilisée aux valeurs humaines, à l’importance du développement durable et à beaucoup d’autres enjeux. Aujourd’hui, ça me permet dans mon métier de travailler sur des sujets qui me tiennent à cœur. J’anime, par exemple, des ateliers autour des femmes ou du développement durable, et je peux porter ces projets de A à Z.

Quel métier exerces-tu aujourd’hui ? 

Aujourd’hui, je suis consultante en tech et en IA, spécialisée dans la conduite du changement. Mon rôle est d’accompagner de grandes entreprises privées dans leurs projets de transformation humaine. Cela peut concerner l’arrivée d’un nouvel outil, l’évolution de processus internes, un projet d’aménagement des espaces de travail, le passage de bureaux individuels à l’open space ou encore des sujets liés à la gouvernance d’entreprise. J’interviens généralement pendant plusieurs mois auprès des équipes. Pour moi, le cœur de mon métier, c’est vraiment l’humain. Derrière les changements techniques ou organisationnels, il y a surtout des humains. Toute la question est donc de savoir comment accompagner quelqu’un dans une transformation qu’il n’a pas forcément choisie. Certains adhèrent tout de suite, d’autres beaucoup moins parce que ça les bouscule ou que ça les agace.

Mon travail repose sur plusieurs dimensions. Il y a d’abord tout l’aspect humain, avec de l’analyse comportementale et de l’accompagnement individuel. Je suis notamment formée à des outils comme le test DISC, qui permet de mieux comprendre les comportements au travail et d’adapter la manière de communiquer avec chacun. J’ai aussi un diplôme de coach, ce qui me permet d’accompagner certaines personnes de façon plus personnalisée. Finalement, mon métier consiste surtout à accompagner les personnes tout au long de ces transformations et à faire en sorte qu’elles puissent s’approprier le changement dans les meilleures conditions possibles. C’est un métier où il faut vraiment aimer les gens et s’intéresser à ce qui les fait avancer.

Avec du recul, en quoi emlyon a représenté  un bon choix pour toi ?

C’était un bon choix parce que je me suis vraiment éclatée pendant 4 ans ! J’ai fait du théâtre, du sport, des cours de chinois, d’espagnol… Il y avait un panel d’activités incroyable et j’en ai fait le maximum. J’étais également au BDE, ce qui était génial en termes de vie étudiante. Quand on a envie de tout explorer sans trop savoir où aller, c’est pour moi la meilleure expérience. Je m’étais perdue dans le sport, je me connaissais par cœur dans le basket, mais pas dans le monde extérieur. Dès les premières semaines, j’ai su que j’avais fait le bon choix. Aujourd’hui, je fais du théâtre d’impro, je travaille dans un cabinet de conseil comptable, mais j’ai aussi intégré un club de running. Je réalise que je me suis vraiment trouvée, puisque j’ai gardé cette envie de tout faire et tout explorer même en dehors de l’école.

Que dirais-tu à un(e) lycéen(ne) qui hésite encore à intégrer une école de commerce après le bac ?

Je lui dirais d’abord d’apprendre à se connaître. Une école de commerce n’est pas forcément faite pour tout le monde : il faut avoir envie de rencontrer du monde, d’être en contact avec les autres et d’échanger en permanence. Il faut arriver en étant soi-même, oser foncer, sortir de sa zone de confort et tout tester, aussi bien au niveau des activités que des cours. C’est justement ce qui permet de découvrir de nouvelles compétences, de développer des capacités qu’on ne soupçonnait pas forcément et d’apprendre beaucoup sur soi.

Quand on ne sait pas encore exactement ce qu’on veut faire après le bac, c’est aussi un cadre qui permet d’acquérir à la fois des compétences techniques et des soft skills. Si on est encore dans le flou, mais qu’on a envie de faire plein de choses, c’est le bon endroit. Mon conseil, ce serait de rencontrer des étudiants, de poser des questions, d’être curieux. Et une fois que la décision est prise, de se lancer et d’en profiter à fond !

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